Avant-Première VO: Review Convergence: Justice League International #2[FRENCH] La Justice League des années « funny » (et en particulier Blue Beetle) affronter les ressortissants de Kingdom Come. Les héros qui rigolent vont devoir essayer de rendre le sourire à des homologues qui, eux, ne font pas de quartier. Un retournement intéressant, même si la narration est maladroite par endroits.

Convergence: Justice League International #2Justice League International #2 [DC Comics] Scénario de Ron Marz
Dessins de Mike Manley
Parution aux USA le mercredi 13 mai 2015

On peut s’étonner de voir, dans la plupart des tie-ins de Convergence, une partie des mondes prêts à sauter à la gorge d’autres villes. Passe encore quand ce sont les personnages liés au Batman vampire ou au Crime Syndicate. Quand ce sont de part et d’autres des héros, c’est un peu plus difficile à admettre mais Ron Marz prend ici le taureau par les cornes. Les gens de Kingdom Come sont du genre à se taper dessus avant de discuter, sans forcément être maléfiques. Si dans les premières pages de ce numéro la Wonder Woman en mode « guerre » m’a semblé surfer sur la même veine que celle de Flashpoint revue récemment dans Speedforce, la redite est esquivée avec ce que le scénariste nous réserve par la suite.

Le centre de l’histoire reste Ted Kord, qui doit assumer sa charge de leader naturel de la JLI… tout en se refusant, lui, à aller trop loin dans le combat. Etre héros, OK, perdre son âme, non… Et il y a comme un méta-message entre ces deux versions de la Justice League, une lancée dans les années 80 et qui faisait de l’humour décomplexé, l’autre dans les 90’s, dans une ambiance autrement maussade (encore que Kingdom Come se voulait justement un avertissement, montrait que si on allait trop loin dans le cynique on n’était plus un super-héros). A la fin Marz et Manley trouve une manière élégante de résoudre le conflit. S’il n’y a qu’un vainqueur, les deux camps ne se sont pas dénaturés. Reste peut-être la mention (mineure) de Booster Goold qui pose question. Dans ce chaos temporel, je ne comprends pas trop/plus trop comment un Booster Gold pourrait intervenir comme on le dit là. Et, sans avoir quelque chose contre Mike Manley, j’aurais préféré voir ces deux numéros dessinés par Kevin Maguire (le message aurait ainsi été total). Dans une large mesure, cependant, Ron Marz rend justice aux personnages.

[Xavier Fournier]