[FRENCH] Deadman continue de surveiller les différents ressuscités mais il ne peut être partout et assister à toutes les quêtes simultanées des personnages. Martian Manhunter et Firestorm prennent le devant de la scène dans cet épisode qui prouve encore un peu plus qu’être « Brightest » n’empêche pas une bonne dose de gore.

Brightest Day #2 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns & Peter Tomasi
Dessin d’Ivan Reis, Patrick Gleason, Ardian Syat, Scott Clark et Joe Prado
Sortie aux USA le mercredi 19 mai 2010

Pour résumer vite Brightest Day on serait tenté de dire qu’il s’agit d’une saga impliquant 13 personnages récemment revenus à la vie. Mais ce serait réducteur. L’histoire implique en fait bien plus de personnes, qu’il s’agisse d’Atom (on aimerait bien le voir réagir aux événements récents du Titans Special), de Jason (le Firestorm moderne) et de quelques autres profils du même type. Et puis il y a d’étranges secrets qui refont surface, qu’il s’agisse des méthodes de l’adversaire éternel d’Hawkman ou de détails de l’origine de Martian Manhunter qu’on ignorait jusqu’ici, avec l’ébauche d’un nouvel adversaire (ou d’un ancien, difficile d’être sur avec les martiens). Il est d’ailleurs curieux de voir comment la réaction de la « mère de famille » dans cet épisode fait écho à celle du vendeur de poisson dans le dernier après que, dans les deux cas, les personnages en question aient appris le retour à la vie d’un héros.

A se demander s’il n’y a pas une sorte de « douzaine noire » qui est en train de se mettre en place. Ou plutôt, pour éviter la confusion avec les Black Lanterns, parlons d’une potentielle « douzaine gore » car dans le genre, la transformation de la nana aurait sa place dans un film d’horreur. On n’est clairement pas dans un récit façon Silver Age et les méchants démontrent bien qu’ils le sont jusqu’au bout des ongles (ou du couteau). Le cliffhanger reste un peu anticlimatique et ne sert guère qu’aux lecteurs qui ne l’auraient pas vu venir depuis Blackest Night #8. On se rend compte néanmoins que Brightest Day est plus fort quand Aquaman est vraiment présent (malgré la couverture la place qu’il occupe ici est minimale) là où les discussions sur la matrice de Firestorm restent essentiellement du baratin de type « abracadabra ». Aquaman serait le personnage le plus terre-à-terre ? Peut-être pas sur les douze mais sur ceux qu’on nous présente dans ce numéro, oui. Quel paradoxe !

[Xavier Fournier]