Avant-Première VO : Review Avengers/Invaders #11[FRENCH] Dans un monde dominé par le Red Skull, les Invaders et leurs nouveaux alliés sont la seule force encore en état de résister. Et encore ils ne le font pas sans perdre quelques amis au passage. Alex Ross et Jim Krueger sont visiblement très immergés dans leur histoire. Mais nous, largement moins vu comment les choses avancent petitement… Et encore le terme « d’avancer » est sans doute trop optimiste…

Avengers/Invaders #11 [Marvel] Scénario de Alex Ross & Jim Krueger
Dessin de Steve Sadowski & Patrick Berkenkotter
Sortie américaine 28 mai 2009.

Avengers/Invaders #11Un mot pour résumer ce 11ème épisode d’Avengers/Invaders : Déception. Voilà, la couleur est annoncée. Les lecteurs habitués de ce site n’auront pas manqué de remarquer qu’en général j’ai un faible pour les histoires exploitant les héros du Golden Age mais le maître-mot est « exploiter » et là, les personnages sont comme posés dans le comic-book en attendant que les choses se passent, c’est à dire que les méchants de service annoncés dès la couverture ne se matérialisent. Avec la surprise largement donc largement éventée, le reste fait remplissage dans une maxisérie qui, par ailleurs, aurait maintenant bien besoin d’avancer à grand pas. Si on en croit la première scène, Union Jack, Spitfire et leurs amis soldats seraient donc resté dans la même tranchée pendant des mois, à saigner dans les mêmes tenues, ce qui semble assez dur à croire puisque dans les épisodes précédents le Red Skull obtenait le cube à quelques mètres de là. Comment penser que le maître du monde n’aurait pas commencé sur le lieu même à faire le ménage ? Dans le même ordre d’idée, à quoi sert le Black Panther du Golden Age vu le peu de réactions et de dialogue. Au bas mot, la première partie du numéro n’est qu’une digression. La seconde ne vaut guère mieux…

Quand on referme cet épisode, on se dit qu’il ne reste qu’un numéro aux auteurs pour conclure et on voit mal comment ils pourraient le faire sans utiliser une sorte de deus ex-machina, de claquement de doigts facile qui nous laissera sur notre fin. Après les premiers mois qui nous avaient inutilement fait poireauterr des plombes sur le même pont de l’héliporteur (et rétrospectivementt, à quoi aura servi l’intrigue des LMD ?), le retour dans les années 40 s’annonçait comme une bouffée d’air et la promesse d’une nouvelle intensité, que j’avais noté deux ou trois numéros en arrière. Mais rien n’y fait, même dans ce contexte (qui normalement devrait paraître exotique et spectaculaire) l’histoire se traîne mollement et l’espoir de voir une fin rédemptrice de la série s’amenuise. Au mieux, oui, il y aura une scène de fin qui nous apprendra un vague changement dans le temps  ou dans la continuité mais le chemin pour en arriver là aura été bien long…

[Xavier Fournier]