Avant-Première VO : Review Agents of Atlas #4[FRENCH] C’est une histoire à trois temps. D’abord il y a le Dark Reign, qui sert de toile de fond et que les Agents of Atlas s’efforcent d’infiltrer. Ensuite il y a leurs démêlés avec le Captain America moderne, qui se basant sur leur mauvaise réputation croit de bonne foi pourchasser des criminels. Enfin il y a une mission « oubliée » des Agents, mission qui remonte à 1958 et dont les liens avec l’histoire actuelle sont plutôt troubles. Jeff Parker fait de feu de tout bois dans un récit décidément pas « reader-friendly » mais la fanbase du titre devrait se régaler…

Agents of Atlas #4 [Marvel] Scénario de Jeff Parker
Dessins de Clayton Henry & Gabriel Hardman
Sortie américaine le mercredi 06/05/09

Agents of Atlas #4C’était annoncé de longue date et la couverture, d’ailleurs, ne laisse guère la place au doute: les Agents of Atlas des années 50 seraient montrés en train de croiser Captain America et le pitch m’étonnait plutôt puisqu’en 1958 aucun Cap n’était plus supposé être actif. Quelle était donc le biais qu’avait pu trouver Jeff Parker ? De quel Cap parlait-on ? Je ne vous le dirais pas pour ne pas éventer l’épisode mais le scénariste se tire plutôt pas mal de l’insertion dense (et même un brin complexe) de flashbacks dans son histoire. Thématiquement, il arrive même à glisser bien des allusions. Les triangles rouges dont les héros se sont emparés font énormément penser à Three-D-Man (et j’ai passé une partie de l’épisode à me demander si le héros vert et rouge allait montrer le bout de son nez). Il y a même des pieds de nez au Negative Man de la Doom Patrol, publié chez un concurrent. Enfin Parker se permet un gag assez savoureux concernant le directeur du FBI, pour qui sait capter l’allusion. Et tout ça n’est encore qu’une partie du sommaire puisque pendant ce temps le Captain America moderne et les Agents présents s’affrontent…

La cohabitation entre deux dessinateurs au style différent s’organise plutôt bien, selon la formule bien connue du partage entre les époques. Le scénario est efficace pour qui peut le suivre car on n’est pas vraiment dans le cadre d’une histoire autonome. Pour le comprendre il faut bien sûr connaitre les Agents of Atlas mais aussi la chronologie de(s) Captain(s) America, les événements de Dark Reign ou des New Avengers (mais bon il faut être honnête, c’est une complication qui n’est pas du fait de Parker mais plutôt symptomatique de l’univers Marvel ces jours-ci). Bref qui a découvert les Agents avec les débuts de la présente série, il y a trois mois, risque d’être un peu « égarés » par endroit. MAIS ceux qui ont été attiré par le lien avec une époque révolue ne seront pas déçus. Quand à la scène final, elle semble augurer que le mois prochain les choses seront beaucoup plus enracinées dans le présent, avec un certain nombre de figures connues. Pour qui aime les personnages « vintage », la série de Jeff Parker continue de faire des étincelles en tout cas…

[Xavier Fournier]