[FRENCH] Qui a tiré sur Bucky ? Le Captain America de la fin des années 40 a une petite idée sur la question. Tout en se trouvant face à un problème, habitué à avoir un sidekick très expérimenté (peut-être plus expérimenté que lui pour le job). Captain America: Patriot continue d’être une histoire dense, riche en rebondissements, qui explore le passé sans se reposer sur la nostalgie.

Captain America: Patriot #3 [Marvel Comics] Scénario de Karl Kesel
Dessins de Mitch Breitweiser
Sortie aux USA le mercredi 27 novembre 2010

Fred Davis, le Bucky de la fin des années 40, a été le sidekick de deux Captain America. Et le All-Winners Squad est habitué à gérer la présence d’un Captain America en son sein. Bref tout le monde est accoutumé à l’idée de Captain America sauf Jeff Mace, obligé de vivre avec le poids de remplacer son idole mais sans grande marge de manœuvre. Le voici, en plus, qui a l’impression de ne pas avoir protégé Fred et, pire, c’est peut-être de sa faute. La femme qui a tiré sur Fred pue la lavande et ressemble étrangement à une vieille connaissance de Jeff. Une petite visite s’impose donc pour en avoir le cœur net et traquer Lavender seul. Vraiment seul ? Jusqu’au dernier moment je me suis demandé si oui ou non Golden Girl (personnage déjà abordé dans une de nos chroniques, d’ailleurs il est intéressant de comparer les deux versions) serait bien de la partie ou si elle avait été rayée de la continuité pour cause de « simplification ». Sans vous dévoiler ce qu’il en est je vous dirais qu’avant d’arriver à la fin de l’épisode j’avais déjà décider de « pardonner » à Kesel tout changement rétroactif qu’il voudrait introduire dans les personnages (bien que pourtant je ne suis vraiment pas pour cette pratique) tant l’histoire vaut par elle-même et est intéressante.

Ici on ne nous place pas tout un épisode histoire d’éclaircir un point de détail sur un pouvoir caché d’untel. Jeff Mace est un Captain America intéressant parce qu’il est humain, faillible, et qu’il dispose d’une capacité à douter que n’ont pas Steve Rogers ou Bucky Barnes, capacité qui le rend très humain et attachant. Si le travail de Kesel est excellent, celui de Mitch Breitweiser n’est pas en reste (encore que j’ai noté une petite baisse de régime au moment du combat contre Lavender, vers la fin). Les deux premiers épisodes n’avaient pas démérité et comme on dit, jamais deux sans trois… C’est vraiment une excellente minisérie et à mon avis un bon modèle pour exploiter le Golden Age sans avoir l’air de remuer la poussière.

[Xavier Fournier]