Avant-Première VO : Agents of Atlas #6[FRENCH] Depuis le début de la série actuelle, les Agents of Atlas se démènent pour infiltrer le H.A.M.M.E.R. Et mesurer l’étendue du Dark Reign. Depuis peu, ils savent néanmoins que l’un de leurs membres partage un lien de parenté avec une des têtes de la Cabale. D’où le besoin de rendre une petite visite à Atlantis histoire de tirer tout ça au clair…

Agents of Atlas #6 [Marvel] Scénario de Jeff Parker
Dessins de Gabriel Hardman
Sortie américaine le mercredi 3 juin 2009

Agents of Atlas #6L’effet de la résurrection de Namora sur les Atlantéens n’avait jusqu’ici pas été montré, géré comme si la réunion s’était déroulée « hors cadre ». Cette fois la voici qui revient discuter avec son royal cousin, Namor le Sub-Mariner et l’épisode permet d’en savoir plus sur leurs relations. C’est d’autant plus logique quand on sait le but que se sont donnés les Agents (démonter la Cabal), par opposition au rôle que Namor occupe dans l’univers Marvel ces derniers temps. Pour autant qu’il soit sympathique et qu’il profite des dessins de Gabriel Hardman (d’ailleurs assez joliment mis en couleurs), l’épisode se heurte un peu à un problème qui ne lui est pas propre mais touche plutôt les représentations de Namor dans les comics récents.

D’après une partie des scénaristes c’est un monarque colérique, prêt à tout sacrifier, à s’allier à n’importe qui pour faire payer le monde de la surface… D’après d’autres auteurs, c’est plus ou moins contré et forcé par un certain sens de l’honneur qu’il se retrouve dans la Cabale et finalement ce n’est pas un si mauvais bougre. A croire qu’il y a deux Sub-Mariners dans la nature et que l’un des deux est un skrull qui agît à l’encontre de ce que fait l’autre. Allez savoir. Du coup la rencontre avec les Agents of Atlas ne prend pas du tout la même configuration que les entrevues avec Osborn…  Elle est même en un sens assez antispectaculaire (mais une fin légèrement en queue de poisson, vous me direz qu’à Atlantis c’est de bonne guerre)… L’épisode n’est pas désagréable du tout mais il a finalement un problème : Dark Reign reste piloté par Brian Michael Bendis et ce n’est sans doute pas dans Agents of Atlas qu’on va laisser Jeff Parker modifier la donne comme il l’entendrait. Je reste aussi un peu circonspect sur les liens entre Namora et Namor qui d’un côté expliquent certaines choses en termes de continuité mais de l’autre arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe, pour justifier une scène. Reste que Parker sait mener sa barque et remplit son histoire de petites touches sympa (rien que lorsqu’on voit ce qui fait fantasmer l’Uranien, on sait qu’on n’est vraiment pas dans une série lambda).

[Xavier Fournier]