Avant-Première VF : World of Warcraft: Porte-Cendres T1[FRENCH] Dans les univers de Fantasy, ramasser les armes de l’ennemi peut parfois vous faire gagner des points… Ou se retourner contre vous de manière funeste ! Le généralissime Mograine va le découvrir à ses dépends sur le champ de bataille, donnant ainsi le coup d’envoi de cette nouvelle saga liée à WoW.

World of Warcraft: Porte-Cendres T1: « A la poussière tu retourneras »
Edité chez Soleil
Sortie en France le mercredi 21 janvier 2009

World of Warcraft: Porte-Cendres T1C’est dans les vieilles guerres que s’écrivent les conflits de demain. Alors que le général Alexandros Mograine mène ses forces au combat contre les armées de la Horde, il n’a pas conscience des événements qui vont se mettre en place. Tout ce qu’il voit, c’est un puissant « démoniste » du camp d’en face, équipé d’un talisman à la puissance inégalée. Quand le démoniste en question finit par tomber, Alexandros n’a qu’une idée, ramasser l’arme pour la mettre au service du camp de la Lumière. Malheureusement pour lui, il aura tout le loisir de s’en mordre les doigts…

Après la fin de la deuxième guerre, Alexandros garde le talisman comme un souvenir, un peu comme les anciens combattants gardent parfois des morceaux d’obus. Blessé, meurtri, le grand guerrier a perdu sa femme et a deux enfants à charge. Mais quelque part dans sa tête demeure une idée : le talisman peut aider. Il suffirait de le trouver le moyen de le « retourner »… Il y arrivera mais… S’il y avait là aussi un prix ?

La naissance de l’épée Porte-Cendres n’est pourtant pas le but ultime de l’histoire. Le scénariste Micky Neilson écrit ici son tout premier comic-book mais est dans le même temps un bon garant de la fidélité de la BD à World of Warcraft puisqu’il vient de Blizzard Entertainment et a participé, entre autres choses, à Burning Crusade et Wrath of The Lich King. Son histoire a une certaine noirceur puisque malgré les bonnes intentions du héros, le côté obscur n’est jamais loin. On pourrait même dire qu’il est de plus en plus présent alors qu’on progresse dans l’album. A cette noirceur intéressante du récit s’ajoute le dessin de Ludo Lullabi. Si hier je reprochais à Warhammer le côté maussade des couleurs, ici force est de constater que ce n’est pas le cas et que l’ensemble est beaucoup plus dynamique. En définitive on termine avec l’envie d’en savoir plus sur le destin d’Alexandros et de la lignée Mograine…

[Xavier Fournier]