What If 44[FRENCH] What If #44 raconte l’histoire de Captain America s’il s’était réveillé non pas dans Avengers #4 mais en 1984 (soit donc le présent, au moment où paraissait ce comic). C’est un thème régulièrement exploré dans d’autres numéros de What If ou même dans des story-lines récents comme « Captain America Lives ».

L’épisode commence par le fait que les Vengeurs se sont séparés avant Avengers #4 et qu’ils n’ont donc jamais trouvé la dépouille du vrai Cap. Sans les Vengeurs comme « ciment », la seconde génération de héros de Marvel a un peu été étouffée dans l’oeuf. Les années passent sans que le « Marvel Age » se déclenche vraiment.

What If #44Ecrite par Peter B. Gillis (quand aux dessins, ils sont de Sal Buscema, sous une couverture de Bill Sienkewicz), l’histoire repose en partie sur le run de Steve Englehart sur Captain America, celui qui avait établit qu’en l’absence du vrai Captain America, il y avait eu un remplaçant un tantinet fasciste dans les années 50. C’est ce personnage là que Gillis utilise de manière majeure. Parce qu’ils étaient foux, ce faux Captain et son faux Bucky ont été cryogénisés. Mais un employé du gouvernement, inquiet de voir que les USA signent des accords avec la Chine, décide que le pays part en vrille… Aussi réveile t’il les deux « héros » des années 50…

Ces événements se sont aussi déroulés dans l’Univers Marvel normal mais là, le vrai Captain America était là pour stopper l’imposteur. Cette fois, sans « vrai Cap » pour l’arrêter, le faux raconter à tout le monde qu’il est l’original et, grâce au capital sympathie que cela suppose, est reconnu comme symbole national. Il soutient des hommes politiques plus extrèmes et très vite influence l’évolution des USA, qui deviennent une nation totalitaire, avec une police fasciste, les Sentinels of America.

Mais un jour un sous-marin trouve un iceberg contenant le vrai Steve Rogers. Réalisant avec soulagement que le Captain America qui a corrompu les USA est un fantoche, le capitaine du sous-marin contacte la résistance. Celle-ci, dirigée par Nick Fury, Spider-Man et Snap Wilson accueille Rogers de manière d’abord incrédule…

Quelques jours plus tard, le faux Captain America présente à la nation sa propre équipe de super-héros, les Freedom Five, composés de lui-même, de sa version de Bucky, mais aussi de Hawkeye ainsi que de deux personnages mineurs, Golden Girl & Hangman. Le vrai Cap, flanqué de Spider-Man et du restant des résistants, attaquent le nouveau groupe et le bat. Le vrai Cap vient bien entendu à bout du faux mais le public américain croit d’abord que le vrai Cap est un agent communiste. Ce n’est qu’en écoutant un vibrant monologue patriotique de Rogers que l’assistance réalise que ce ne peut être que le vrai cap et l’épisode se finit avec la foule et Cap chantant l’hymne américain…

[Xavier Fournier]