Alors qu’on est en plein coeur du crossover Spider-Geddon, on se dit que les choses bougent doucement et qu’on a l’impression d’avoir déjà vu tout ça dans Spiderverse. Mais les choses semblent plus compliquées et la revanche des Inheritors n’est pas peut-être pas la chose que les Spider-Men devraient craindre le plus.

Spider-Geddon #3 [Marvel Comics]
Scénario de Christos Cage (d’après une histoire de Dan Slott)
Dessins de Carlo Barberi & Todd Nauck
Parution aux USA le mercredi 7 novembre 2018

La guerre entre les Spider-Men et les Inheritors a déjà fait pas mal de victimes. Et pour cause, les héros ont du mal à se mettre d’accord sur la marche à suivre. Du coup, deux factions se créent : l’une menée par Miles Morales contient les « Spidey » les plus moraux ; l’autre est dirigée d’une poigne de fer par Octopus en mode « Superior Spider-Man ». Et pour ne rien arranger, d’autres versions du Tisseur s’invitent à la fête. Certains sont d’ailleurs des « fans favorites ». Christos Cage n’a pas hésité à sacrifier des versions iconiques de Spider-Man. Et si la menace se fait grandissante dans ce numéro, on a du mal à croire que l’auteur puisse quand même sacrifier des pointures comme Miles, Otto ou Ben Reilly. Encore que, pour ce dernier, les choses pourraient varier, sa série mensuelle ayant été annulée. Cependant, l’ensemble manque de peps. À la moitié de la saga, on est moins happé par l’intrigue. Ce numéro manque de moment « Whoa ! ». On s’amusera juste sur la venue d’un héros kitsch à souhait mais qui fait partie du folklore de Spider-Man ! Malgré tout, les dernières pages donnent envie d’en apprendre plus…

« Sword vigor! »

Jorge Molina a laissé sa place à un duo de dessinateurs : Carlo Barberi et Todd Nauck. Les deux artistes, habitués à mettre en scène l’Homme-Araignée, ne déméritent pas pour maintenir le ton instauré par Molina. Leur style graphique est complètement en phase. À tel point que si on ne connait pas leur travail respectif, on peut se demander qui dessine quoi. Barberi est déjà annoncé sur le prochain. Un bon point pour Marvel qui offre une homogénéité graphique pour un futur trade paperback.

[Pierre Bisson]