Avant-Premire Comics VO: Review Spider-Man #1

18 septembre 2019 Non Par Xavier Fournier

La vie de Spider-Man bascule un jour, alors qu’il est lanc dans un combat contre un nime cyborg meurtrier. Il y a un avant et un aprs. La famille Parker est marque jamais. J.J. Abrams & Henry Abrams s’inventent un Spider-Man part, rnov, mais qui doit assumer d’une faon nouvelle que les grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilits.

Spider-Man #1Spider-Man #1 (Marvel Comics)
Scnario de J.J. Abrams & Henry Abrams
Dessin de Sara Pichelli
Parution aux USA le mercredi 18 septembre 2019

Bon sang, mais c’est bien sr ! Vous avez dtest le reboot de Star Trek, la fin de Lost ou Star Wars : Le Rveil de la Force ? Alors hurlez la mort d’avance l’ide que J.J. Abrams et son fils puissent s’attaquer aux aventures de Spider-Man. Et tant pis si l’exercice n’est pas le mme, tant pis si on pouvait lire le Spider-Man de Joseph Michael Straczynski tout en ayant rien fiche de Babylon 5, tant pis si on lire le Daredevil de Frank Miller sans pour autant apprcier ses « talents » de ralisateur sur le Spirit. Sinon, dans la vraie vie, on peut aussi considrer que cette minisrie Spider-Man comme quelque chose part, d’autant plus qu’elle se droule dans son propre contexte. Il faut quelques pages avant d’en prendre la mesure mais les Abrams pre s’intressent, c’est logique, des rapports pre-fils au sein de l’univers de Spider-Man, l’ide de la transmission des responsabilits. Dans ce qui pourrait tre considr comme le pr-gnrique de l’histoire, les dialogues sonnent un peu creux, un peu teints malgr le contexte dramatique des choses. Cependant une fois qu’on entre rellement dans la problmatique de la srie, les deux Abrams sont beaucoup plus matres d’eux-mmes. On pourrait dire qu’ils ont une sorte d’avatar, un personnage nouveau qu’ils peuvent dfinir leur guise. Il y a quelque chose qui tient des dbuts de Miles Morales, des premiers pisodes du Ultimate Spider-Man de Bendis ou de l’introduction de Jimmy Hudson. Les Abrams ne risquent pas de casser votre Spider-Man puisqu’ils racontent le leur, en y mettant les formes.

« You have more power than you know. »

Sara Pichelli est loin d’tre une dbutante pour ce qui est de reprsenter l’univers de Spider-Man. Elle s’ouvre ici un style un peu plus dpouill, moins « mainstream », profitant assez bien des couleurs de Dave Stewart. La seule chose, peut-tre, c’est que la scne d’action, au dbut, aurait mrit d’tre plus soutenue. En un sens sa Mary-Jane a l’air assez peu tendue, si bien que cela choque par rapport l’tat du bras de son compagnon. Difficile de savoir si l’ide vient des Abrams ou de Pichelli mais le Peter Parker de cette srie quelque chose de Keanu Reeves. Sans tirer des plans sur la comte (c’est avant tout la mise en place de l’histoire), cette premire prise de contact n’est pas dsagrable. Elle nous amne dans un contexte o le fait d’tre Spider-Man n’est pas devenu la routine, o le porteur du costume dcouvre son rle tout autant qu’il dcouvre la vie. Pour peu qu’on fasse l’effort de ne pas penser avec des illres, qu’on ne s’en tienne pas « je naime pas BB-8 donc forcment mes dons de voyance me disent avant la lecture que ce comic-book est nul », le Spider-Man des Abrams dbute de faon intressante. En fait, plein de sries ne dmarrent pas avec une proposition si dfinine. A voir si l’essai sera transform.

[Xavier Fournier]