Avant-Premire Comics VO: Review Shazam! #3

27 février 2019 Non Par Xavier Fournier

Billy, Freddy, Mary, Darla, Eugene et Pedro explorent les diffrents royaumes oublis de la Magie. Mais hlas tout monde qui a l’air idal a toutes les chances de dcevoir. Quand King Kid, le nouvel ami de la Shazam Family, cherche apprendre quel est leur mot magique, la mfiance de Mary est veille… Tandis que le lectorat a l’occasion de se demander un peu o est l’esprit Shazam dans tout a…

Shazam! #3Shazam! #3 [DC Comics]
Scnario de Geoff Johns
Dessins de Dale Eaglesham, Marco Santucci & Mayo « Sen » Naito
Parution aux USA le mercredi 27 fvrier 2019

Il y a trois mois DC Comics comblait une lacune en donnant Shazam (l’ex Captain Marvel originel) sa propre srie rgulire. Et ce n’tait pas trop tt sachant que le personnage avait t rinvent vers 2012-2013 et qu’en dehors de quelques apparitions au sein de la Justice League, DC avait fait le service minimum. Enfin on passait aux choses srieuses… Seulement une fois pass l’pisode initial et les retrouvailles qui vont avec, il faut bien voir que le pitch de la srie semble tre tout autre chose que ce qui tait attendu. Le rcit repose surtout sur l’ide d’une demi-douzaine de gamins chargs de protger une sorte de Pays des Merveilles. Accessoirement, il se trouve que ces six gamins sont par ailleurs des super-hros mais cela pse assez peu dans l’histoire. C’est d’autant plus marquant que certains personnages ont t peine bauchs en 2012 (Pedro, Eugne…) et quon na toujours pas la sensation d’avoir une ide claire de leurs pouvoirs ou de leurs limitations. Du coup le concept « Shazam » semble un peu perdu dans la masse d’un autre pitch, plus large, qui consiste une sorte d’exploration d’un monde faon Charlie et la Chocolaterie. En un sens Geoff Johns va un peu trop vite dans sa besogne puisqu’il n’a pas fini d’installer certains des protagonistes et que du coup il est difficile de se passionner pour leur sort. Cela ne veut pas dire que l’ide de fond est mauvaise mais faute d’avoir des personnages bien camps, leurs msaventures ont quelque chose d’artificiel ce stade. Peut-tre que ce travers s’quilibrera mesure qu’on avancera dans les mondes de la magie mais cette dilution de Shazam est assez curieuse ce stade et peu conforme ce qu’on attendait. Quand bien mme la Shazam Family montre finalement un peu le bout de son nez, vers la fin, c’est une impression qui persiste…

« Now, a proper introduction to you all! »

A l’inverse, si ce numro cumule plusieurs dessinateurs, leur cohabitation est assez efficace. On note, bien sr, quand on passe de l’un l’autre (le style d’Eaglesham n’est pas forcment celui de Santucci et inversement) mais il n’y a pas de saute d’ambiance disgracieuse. On est dans quelque chose de relativement homogne. Le flashback (et ses intonations mangas) est assez bien vu pour placer les origines de King Kid mais amplifie encore cette impression qu’on en sait rapidement plus sur cet mule de Peter Pan que sur une partie des hros. En un sens Geoff Johns veut aller un peu trop vite de l’avant, sans avoir pris le temps de consolider ses bases. Et l’apparition de certains autres royaumes pourrait encore aller plus loin dans ce sens, mme si les fans de longue date de Shazam peuvent sans doute esprer que les « Wildlands » contiennent le fameux septime champion. Globalement c’est sympathique, mais cela reste en de des attentes, comme si les diffrents Shazam n’taient l que comme des guest-stars embarqus malgr eux dans l’histoire.

[Xavier Fournier]