Le monde d’Oliver Queen est bouleversé. Devant la caméra, le héros n’est plus le justicier masqué de Star City. Il est devenu le prisonnier 4587. Derrière la caméra, exit Marc Guggenheim et bienvenue à Beth Schwartz. De quoi insuffler un nouveau souffle pour cette septième année ? Ce premier épisode le démontre.

« Mornin’ 4587. Beautiful day. »

Oliver Queen est donc en prison. Pour sauver sa famille et ses associés de Ricardo Diaz, il a passé un marché avec le FBI : révéler son identité à la télévision et être incarcéré. L’épisode commence donc cinq mois plus tard. La première scène est un rêve pour certains spectateurs mais un véritable cauchemar pour Oliver. Pris dans la routine journalière de la vie carcérale, il ne cherche pas à faire de vague alors qu’il côtoie de nombreux prisonniers qu’il a lui-même fait enfermés. À l’extérieur, les choses ne sont pas plus reluisantes. Le crime est monté « en flèche » depuis l’absence de Green Arrow. Rene (ex-Wild Dog) entraîne les jeunes du quartier pour qu’ils sachent se défendre. Dinah est devenu capitaine de la police de Star City et a mis en place avec Laurel une politique de tolérance zéro envers les justiciers. Diggle et Curtis ont rejoint A.R.G.U.S. Quant à Félicity et William, ils ont été placés dans le programme de protection des témoins et ont changé de vie. Les choses vont se compliquer quand Diaz refait surface pour menacer les proches d’Oliver et qu’un mystérieux nouveau Green Arrow décide de faire régner la justice en ville. Mais est-il un ami ou un ennemi pour l’ex Team Arrow ?

Supermax

L’intrigue de la prison est là pour durer d’après la nouvelle showrunneuse, Beth Schwartz. Présente à la production et à l’écriture de la série depuis la première saison, elle connaît cet univers sur le bouts des doigts. Pour cette saison 7, elle s’est inspirée d’un projet de film avorté sur Green Arrow intitulé Supermax. Aux USA, le « Supermax » est une prison haute sécurité pour les plus grands criminels. Dans le scénario de David Goyer (la trilogie Dark Knight, Man of Steel…), Oliver Queen se retrouvait incarcérer pour infiltrer la prison et dénicher le chef du réseau. On y croisait des vilains bien connus de l’univers DC comme le Joker, Lex Luthor, Merlyn… Ici, c’est l’essence de cette intrigue qui est utilisée : que faire quand un super-héros se retrouve face aux criminels qu’il a fait coffrés ? L’ex-Green Arrow doit faire face (pour le moment) aux vilains emblématiques de la série (et qui sont toujours vivants) tels que Brick, Sampson et Bronze Tiger. Stephen Amell signe une performance tout en retenu. On sent la colère bouillir en lui mais il reste stoïque et impassible. L’acteur montre par contre l’étendue de ses capacités physiques lors d’une scène de combat dans les douches (forcément, le cliché des prisons). Les chorégraphies de Arrow n’ont jamais égalées celles d’une série comme Daredevil, qui peut se permettre d’être plus violente et graphique. Néanmoins, ça faisait longtemps que James Bamford (le superviseur des cascades) n’avait pas coordonné une scène si intense. Dommage d’avoir fait un montage avec un autre combat parallèle se déroulant à l’extérieur de la prison. On perd en émotion.

« Who sent you? »

Arrow est connu pour ses scènes de flashbacks, qui parsèment chaque épisode. Après avoir fair le tour de la question à la fin de la saison 5 (où on revenait au point de départ : le sauvetage d’Oliver), la saison 6 avait utilisé peu les flashbacks. Ils étaient même souvent dédier à d’autres personnages qu’Oliver Queen. Cette année, les producteurs ont décidé de copier une autre série connue pour ses flashbacks : Lost. En effet, à l’instar de la série des naufragés, Arrow est maintenant passé aux flashforwards. Situées une vingtaine d’années dans le futur, on découvre un homme à la recherche de quelqu’un. Si son identité est révélée dès la fin de cet épisode, on attend de voir à quoi cela mènera. Est-ce lié au nouveau Green Arrow se baladant dans Star City dans le présent ? Contrairement à Flash, Arrow n’est pas connu pour ses voyages temporels. C’est donc peu probable que ce qui se passe dans le futur est un impact direct sur le présent. Ce procédé a au moins le mérite de relancer l’intérêt de ces scènettes. Bref, un premier épisode « basique » mais qui promet de belles choses pour cette année.

[Pierre Bisson]