Comic Box Virgin #68 – Star Wars Invasion T1

[FRENCH] Alors que la galaxie a retrouvée un semblant de calme après s’être débarrassée de l’Empire Sith, la Nouvelle République doit faire face à une nouvelle menace : les Yuuzhan Vong (moi qui avait déjà eu du mal à retenir le nom des ewoks, me voilà bien !). Ils ne veulent rien de moins que prendre le contrôle totale de la galaxie et réduire en esclavage les habitants des différentes planètes. Nous sommes donc projetés au milieu d’une sanglante bataille pour la possession d’Artorias : morts violentes, esclavagisme, rébellion, familles déchirées…

Tous les ingrédients d’un grand comic ! Visuellement, les vilains Vong (oui, on a le droit de raccourcir le nom, ça fait plus sérieux !) ressemblent à des uber vampire sortis tout droit d’un épisode de Buffy (attention référence ! On a de la culture ou on en a pas), les habitants d’Artorias ressemblent à n’importe quel humain. On retrouve les beaux gros vaisseaux et les petits traits lumineux qui indiquent que l’on est passé en vitesse lumière ! Bref, à part les drôles de monstres qui ressemblent à des aliens tout est là. On retrouve même Han Solo (Harrison Ford était quand même bien mieux !) et Princesse Leïa, toujours mariés, toujours heureux et désormais flanqués de 2 rejetons ! Les illustrations sont riches de détails et rendent bien l’univers Star Wars . On y est, pas de doute.

Dans mon imaginaire Star Wars ce sont des vaisseaux fantômes, des sabres lasers, des ewoks, Chubaka, Han Solo (l’homme idéal de toute une génération de jeunes filles), Princesse Leïa, Luke Skywalker… Alors quand on m’a demandé de lire un BD Star Wars, je suis restée perplexe. Comment a-t-on pu transformer un mythe en BD à épisode ? Mon intégrité intellectuelle m’a obligé à lire l’ouvrage en entier pour pouvoir en parler en toute objectivité. Pour ce premier épisode, le scénario est assez simple. Bon, pour moi, ça n’égale bien sûr pas les films de Lucas qui avait ce petit charme d’antan indémodable. Je me demandait pourquoi les scénariste de BD tenaient tant à prendre des mythes géniaux pour les transformer en histoire quelque peu médiocres. Pourquoi toujours écrire  « A suivre… » ? Pourquoi refaire l’histoire ? Mais j’ai découvert que je me posais la mauvaise question ou plutôt que je ne m’interrogeais pas sur les bonnes personnes. Ce ne sont finalement pas les scénaristes qui créent un marché mais bien les lecteurs. Ce serait donc les lecteurs de tous ces comics qui pousseraient ces pauvres scénaristes à imaginer les 20 prochains volumes de Star Wars invasion.

Par chance, je côtoie tous les jours des aficionados de ces bandes dessinées gorgées de super pouvoirs, que j’ai donc eu tout le loisir d’étudier. L’un de mes collègues (dont nous tairons le nom car il souhaite garder l’anonymat), est fan de Smallville, série américaine qui entamera sa dixième saison en 2011. En toute objectivité, cette série n’aurait pas dû durer plus de 3 saisons, mais les fans du super héros en collant étaient tellement nombreux qu’ils ont à eux seuls sauvé la série. Et bien le même phénomène se produit pour les bandes dessinées. On reprend les personnages et les histoires qui marchent et on relance la machine à rêve. Après tout, il y a de grands enfants qui demandent encore des histoires, pourquoi ne pas les satisfaire. Finalement, les lecteurs moins nostalgiques que moi adoreront retrouver leur héros de 20 ans dans de nouvelles aventures. Les curieux seront ravis (ou pas) de savoir que Leïa et Han sont toujours aussi amoureux malgré la dépression que ce dernier traverse à cause d’un drame horrible qui se produit dès les premières pages. Les plus sensibles verseront leur petite larme (ATTENTION SPOILER) en voyant Chubaka mourir dans son vaisseau, terrassé par les vilains Vlong… Savoir que ces héros que l’on regardait en pyjama le soir ont eux aussi grandi et vécu leur vie a quelque chose de rassurant : il ne faisait pas partie uniquement de notre imagination et de nos souvenirs, ils étaient aussi vivants que nous !

[Mathilde Reveyron]

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