[FRENCH] Batman & Robin sont tous les deux lancés sur la piste de leur père spirituel, commençant à se douter de son sort à l’issue de Final Crisis. Autant dire que c’est carrément la quête pour Bruce Wayne qui commence ici. Mais la dynamique entre l’homme-chauve-souris et son sidekick est également affectée par un autre élément.

Batman & Robin #10 [DC Comics] Scénario de Grant Morrison
Dessin de Andy Clarke
Sortie aux USA le mercredi 10 mars 2010

Après les événements de l’arc précédent, Dick et Damian n’ignorent plus que Bruce Wayne est vivant. Ce qui reste à déterminer c’est où et quand le Batman original se cache. Commence alors un jeu de piste centré sur une idée : Où est-ce qu’un homme piégé dans le passé pourrait laisser des indices pour qu’on le sauve ? Assez vite les deux héros, flanqués d’Alfred, progressent dans leur enquête. Mais deux choses viennent parasiter leur bonne volonté. D’abord, comme l’évoque la couverture, il y a quelque chose qui vient changer la relation de Robin et de Batman (et finalement de manière assez logique). Et puis par ailleurs il y a le mystérieux Oberon Sexton, dont on tente visiblement de nous convaincre qu’il est quelqu’un en particulier (et ce serait un peu gros si c’était qui l’on pense)…

Grant Morrison progresse dans son intrigue et retrouve des éléments ou des ambiances propres à Batman R.I.P. (par exemple les malfrats envahissant le cimetière familial ou encore les graffiti écrit dans des portions secrètes du Wayne Manor). On ne peut pas dire que ce numéro contient son lot de grosses révélations mais clairement une certaine atmosphère s’instaure. Le mystère est d’autant plus épais que les héros commencent à l’affronter. Et puis comme toujours on peut compter sur Damian Wayne pour quelques bonnes répliques. On peut également compter sur le dessinateur Andy Clarke qui donne ici un travail très personnel tout en s’arrangeant pour ne pas trop trancher avec le style précédent de la série. Bref, Batman & Robin continuent sur leur lancée et l’évocation d’un possible retour de Bruce ne fait pas faiblir la série.

[Xavier Fournier]