Avant-Première VO : Warhammer 40,000: Defenders Of Ultramar #4[FRENCH] Ce quatrième épisode de la série est pour sa majeure partie occupé par une bonne grosse scène de bataille qui finalement assez engageante car portée par un scénario assez martial de Graham McNeill. Malheureusement l’étrange « zappette » à artistes qui prévaut sur cette mini a encore frappé. Ils ne sont pas moins de quatre dessinateurs à se partager le boulot sur ce numéro, d’où une narration qui s’en ressent…

Warhammer 40,000: Defenders Of Ultramar #4 [Boom] Scénario de Graham McNeill
Dessins de Kevin Hopgood, Leonardo Freites, Tony Parker et David Esbri
Sortie aux USA le mercredi 11 mars 2009

Warhammer 40,000: Defenders Of Ultramar #4Il est clair que ce Warhammer 40,000: Defenders Of Ultramar #4 ne met pas l’accent sur une introspection philosophique. Dès la première page, le ton est donné avec l’apparition d’un gigantesque Gargant (sorte de machine de guerre géante) que les Ultramarines vont s’efforcer de détruire pendant le plus clair de l’épisode. Cela dit, c’est aussi pour voir de la bataille que le lecteur s’intéresse à ce type de récit et personne ne pourra décemment se déclarer surpris par cet aspect des choses. D’autant que le scénario véhicule juste ce qu’il faut de tension guerrière pour instaurer l’ambiance qui convient. On n’est pas dans « 300 » mais en lisant cet épisode je me suis pris à repenser à l’ancienne série Alien Legion (publiée en France sous le titre Alien Commando) qui paraissait il y a un peu plus d’une vingtaine d’années chez Epic. La différence majeure étant qu’Alien Légion disposait de deux atouts que n’a pas, dans l’état, Defenders Of Ultramar…

D’abord une véritable galerie de portraits. Ici le personnage de Learchus écrase assez nettement les autres. Bon, soyons honnête il y a quand même le prêtre de l’escouade qui a quelques belles tirades dans ce numéro. Mais en dehors de ces deux-là, c’est un peu le désert. Au point d’ailleurs quand les nouvelles recrues sont mentionnées dans la discussion et qu’on finit par nous les montrer à nouveau, on avait presque oublié que la minisérie avait commencé avec eux… Revenir de façon si soudaine sur eux fait forcé, artificiel. Il est difficile, du coup, de se passionner pour leur devenir…

L’autre atout qui manque à Defenders Of Ultramar consiste en  des dessinateurs du calibre de Chris Warner ou de Larry Stroman. Quatre artistes alternent… Sur un seul épisode cela aurait pu passer pour un accident, histoire de sauver des délais, mais là c’est toute la minisérie qui a eu droit à ce traitement et on se demande bien pourquoi. Surtout qu’ils ne sont pas tous égaux en matière de storytelling (j’en veux pour preuve la scène finale, qui est supposée nous donner un coup de théâtre et qui, faute de scénographie, a à peu près autant de dynamisme qu’un flan), torpillant le rythme de l’épisode. Dommage. Dans l’état cela replonge « Defenders » au niveau d’une série sympathique mais passable alors que si le scénario de McNeill avait été adapté de façon plus cohérente on a la sensation que le résultat aurait été d’un tout autre calibre.

[Xavier Fournier]