Avant-Première VO : Unthinkable #3[FRENCH] Imaginez : vous avez écrit le scénario de la fin du monde de manière à anticiper les manigances des pires terroristes et éviter le pire. Malheureusement votre scénario est tombé dans les mauvaises mains et devient la feuille de route de l’Apocalypse. A vous d’empêcher votre pire cauchemar de se réaliser. Problème : les autorités ne vous croient pas et, pire, pensent que c’est vous le terroriste.

Unthinkable #3 [Boom!] Scénario de Mark Sable
Dessins de Julian Totino Tedesco
Sortie américaine le mercredi 15 juin 2009

Avant-Première VO : Unthinkable #3Comment éviter l’Apocalypse ? Aussi ambitieux que paraisse ce sujet, ce n’est même pas le sujet de la série en elle-même (enfin si, tout au moins au sens général) mais bien de ce seul épisode. C’est dire si les choses ne sont pas de tout repos pour le romancier Alan Ripley et ses alliés, tous anciens employés d’un collectif ultra-secret supposé anticiper les pires menaces terroristes. A la fin de l’épisode précédent, ils finissaient prisonniers des autorités et les voici interrogés (disons-le carrément, torturés) et le début du numéro consiste donc à leur rendre une certaine autonomie dans l’histoire.

Globalement le mystère est captivant mais on regrettera une ou deux « facilités » de scénario, comme par exemple le fait que leur lieu de détention tombe finalement à pic pour la bonne poursuite de l’histoire. Ou encore le fait que les différents scénarios possibles à travers le monde ne se déroulent pas de manière simultanée, laissant tout le loisir à la petite équipe de résoudre un problème après l’autre. Oui, c’est vrai, il y a un ou deux raccourcis mais le résultat reste efficace et entraînant. Les habitués de nos chroniques se souviendront que j’ai déjà dis tout le bien que je pensais du style du dessinateur Julian Totino Tedesco qui continue de progresser au fil de cette série. Si ses personnages restent identifiables, il prend un virage vers quelque chose de plus « noir », avec un traitement qui lorgnerait vers un Tommy Lee Edwards… Et la chose convient tout à fait avec l’ambiance du récit de Mark Sable.

[Xavier Fournier]