[FRENCH] L’éclatement des forces vives des X-Men arrive à son point culminant. Entre Wolverine et Cyclops il y a désormais une barrière, un fossé idéologique. Tous les deux sont prêts à aller jusqu’au bout pour leurs idées… mais pour l’un des deux la fin ne justifie pas les moyens. Le duel qui définit les X-Men pour les temps à venir est là… Mais il est sans doute moins physique qu’on pouvait le croire. Ce qui le rend peut-être plus profond…

X-Men: Schism #5 [Marvel Comics] Scénario de Jason Aaron
Dessins de Adam Kubert
Parution aux USA le mercredi 5 octobre 2011

L’explosion est là. Wolverine est prêt à se sacrifier pour les autres. Cyclope est prêt à sacrifier les autres pour la cause. Et s’il y a bien un combat en ouverture d’épisode, il est finalement de courte durée. Ce n’est pas ce combat qui cause la rupture mais bien la colère rentrée, froide, mesurée, qui en ressort. Wolverine et Cyclops ne passeront pas, ne passeront plus, leurs vacances ensemble. Et si la direction prise pas Utopia n’est pas la bonne, alors il faut créer un autre pole, offrir une alternative à l’avenir des mutants. De manière assez intéressante les X-Men selon Wolverine semblent majoritairement composés de jeunes, ce qui ne colle pas encore tout à fait avec les line-ups que les teasers nous ont déjà montré. Mais néanmoins chapeau à Jason Aaron pour avoir su baser ce « schisme » sur autre chose qu’une bagarre entre gros bras. Le calme de la conclusion ou le dédain des uns pour les autres font qu’on a une séparation profonde de la population mutante. C’est un peu moins « accidentel » que le clash des Avengers pendant Civil War où on était plus dans la théorie des dominos. Ici, les deux leaders n’agissent pas dans un moment de colère et prennent leur décision en connaissance de cause. On ne sait pas trop combien de temps le Schisme durera mais j’espère qu’à l’inévitable moment (6 mois ? 1 an ? 2 ans ?) de recoudre les morceaux on trouvera un architecte comme Jason Aaron pour ne pas simplement sortir une baguette magique.

Les dessins d’Adam Kubert sont bien sûr énergiques mais la finission semble un brin plus fouillie que d’habitude. Par endroit l’artiste semble s’égarer un peu et il est heureux que le nouveau Hellfire Club n’occupe qu’une place mineure dans l’épisode tant il les représente un peu comme des « Bubblehead » ou des pantins sortis des Sentinelles de l’Air. En un sens c’est dommage que sur les cinq artistes qui se sont succédés sur la minisérie ce soit Kubert qui récolte l’ultime place, sur un épisode plus mesuré. Kubert est plutôt bon pour les scènes d’action mais peut-être qu’un Pacheco ou un Acuna aurait été plus indiqué pour ce moment final où tout craque. En tout cas une chose est sure. Si Schism n’est pas parfait, on en sort cependant avec l’envie de voir ce qui se passe après. Le pari semble donc réussi !

[Xavier Fournier]