[FRENCH] Avec la récente réécriture de la continuité Top Cow, Witchblade semblait avoir retrouvé beaucoup d’éléments des années 90 même si n’était pas réellement un pas en arrière (Pezz’ n’étant plus policière). Mais avec ce numéro Tim Seeley montre qu’il n’est pas contre ouvrir de nouvelles portes (au propre comme au figuré) dans le petit monde de Witchblade…

Witchblade #157 [Top Cow] Scénario de Tim Seeley
Dessins de Diego Bernard
Sorti aux USA le mercredi 27 juin 2012

Il s’en passe de drôles dans la Chicago de Top Cow. Des portails s’ouvrent et déversent une racaille d’un genre nouveau, comme autant de brutes épaisses échappées de Warcraft (comme le note l’héroïne de la série). Et quand Sara remonte la piste jusqu’à un de ces portails, elle décide de s’y aventurer pour combattre le mal à la source. La voici qui tombe dans un monde fantastique, un tantinet steampunk, qui… lui va à merveille. Un problème de la série Witchblade au long de son histoire a été un recours un peu trop régulier à une certaine imagerie gothique, avec des designs ou des matières qui empruntent souvent à Giger. Là, il y a un petit côté « Monde de Narnia » (avec le lion qui parle qui attend de l’autre côté) et le résultat est d’alléger un peu l’atmosphère.

Dans le même temps Tim Seeley reste fidèle à certains éléments qui ont fait le succès de son Hack/Slash, avec par exemple le méchant de service, Mr. Mulranny, dont la nature est assez atypique. Il ne faut pourtant pas croire que le scénariste a décidé de tourner le dos à un certain historique du titre et du concept. Dans un esprit assez « Tales of the Witchblade », Sara va ainsi rencontrer quelqu’un qui a un passé avec le talisman. C’est assez léger (de manière plaisante) et si vous n’avez pas lu Witchblade depuis des plombes, voici un arc qui commence de manière assez abordable puisque le personnage doit observer des règles nouvelles dans cet univers…

[Xavier Fournier]