[FRENCH] Uncanny X-Men #19 nous permet d’entrer dans la tête de Cyclops, dans les dernières minutes d’Avengers vs. X-Men. Scott Summers est-il en train de vivre sa plus grande tragédie ou son plus grand triomphe ? Tout dépend de qui compte les points…

Uncanny X-Men #19 [Marvel Comics]
Scénario de Kieron Gillen
Dessins de Dale Eaglesham
Sorti aux USA le mercredi 3 Octobre 2012

En ouverture de ce numéro, une note sur la page des crédits pour aider le lecteur à s’y retrouver. Enfin en théorie. Car la note en question se limite à un « les évènements de ce numéro se passent PENDANT Avengers vs. X-Men #12 ». Avec une indication de la sorte, nous voici bien avancé. A lire avant ou après AvsX #12 ? Allez savoir. Mais finalement j’ai privilégié le crossover et c’était bien joué, tant dans le sens contraire, Uncanny X-Men #19 aurait spoilé à mort. Sorti de là si l’équipe créative Gillen/Eaglesham n’est pas désagréable, j’ai peiné à reconnaître les auteurs par moment. Pourtant à certains endroits Gillen met le doigt sur un angle intéressant, quand Scott en mode Dark Phoenix est sur le point d’aller encore plus loin. Et ne sait finalement plus s’il a fait pire et n’aurait pas annulé d’un claquement de doigt ce scénario. Faire de Cyclops une sorte de héros silencieux qui, en luttant contre la domination du Phénix, aurait sauvé le monde (ou re-créé) et priviligié le moindre mal sans que les autres s’en rendent compte. C’était une porte assez intéressante mais Kieron Gillen passe devant sans s’y attarder.

Il y aussi d’autres paradoxes que ce numéro aurait pu explorer. Après tout si le Phénix Blanc a pu remettre en place la race mutante et même réparer une partie des dégats, pourquoi ce même Phénix Blanc n’a t’il pas poussé la chose jusqu’à ramener Charles Xavier (après tout le Phénix est l’oiseau de la resurrection, non ?). Gillen avait des manières de brouiller les cartes et de ramener un peu les choses du côté de son poulain. Après tout le scénariste aura représenté le côté de Cyclops depuis plus de deux ans et c’est un peu dommage qu’il abandonne son personnage sans plus d’effort pour qu’on éprouve plus d’empathie (à part un bref moment quand Scott fait face à The Beast). De fait on reste quand même dans une logique assez manichéiste et le signe de reconnaissance final est un paradoxe mal exploité, le signe d’un homme que Cyclops lui-meme a éliminé. Pas vraiment la chose à monter en signe militant de la cause de Summers. Mais peut-être Marvel préfère garder ce genre d’exploration pour la minisérie Aftermath ? Allez savoir…

[Xavier Fournier]