Avant-Première VO: Review Uncanny Avengers #21[FRENCH] Les Uncanny Avengers remontent le temps dans l’idée de sauver la Terre. Une solution : unir les mutants et le reste des héros pour une offensive frontale, massive. Il faut en finir avec les plans des Apocalypse Twins, avec le Celestial… Les héros sont peut-être sur le point de renverser la vapeur et de gagner une bataille décisive. Oui mais…

Uncanny Avengers #21Uncanny Avengers #21 [Marvel Comics] Scénario de Rick Remender
Dessin de Daniel Acuna
Parution aux USA le mercredi 25 juin 2014

Après avoir abandonné la planète X pour remonter le temps, on pouvait s’attendre à ce que les Avengers survivants aient du mal à convaincre ceux qui n’ont pas connu ce futur particulier. En fait Remender escamote totalement cet aspect des choses pour entrer dans le vif du sujet sans perdre de temps. Les Avengers « revenants » sont déjà là, ils ont déjà convaincu leurs co-équipiers et ils peuvent s’attaquer aux deux rejetons d’Archangel. Finalement, cette rapidité des choses n’est pas une mauvaise idée, même si elle surprend. Elle permet d’éviter certains passages imposés qui auraient sans doute été attendus. Là, il s’agit de forger l’alliance, de faire comprendre que cela ne marchera pas si les différentes composantes du groupe sont unis. Et tout le monde s’y met… En un sens, c’est un point culminant de la série, la chose que les personnages cherchent à faire depuis deux ans. Mais c’est aussi un virage brusque dans la dynamique de groupe, virage qui pourrait même sembler facile… Si Remender était plus naïf. Car bien sûr l’univers Marvel, ce n’est pas le monde des Bisounours. Il ne suffit pas d’être ami et de se tenir par la main pour que les choses deviennent forcément idéales. Gagner la bataille ? Peut-être. Mais la guerre ? C’est une autre paire de manches.

En ce qui me concerne, Daniel Acuna n’est toujours pas reconnu à sa juste valeur. Ce n’est pas le meilleur épisode de la série qu’il nous a donné, mais cela reste quand même largement au-dessus du lot, avec une action qui impose de passer d’un coup d’une scène de foule à un géant façon Kirby (ou inversement). Surprenant ? Oui. Mais fort intéressant et punchy. Pour être honnête, le seul truc que je pourrais reprocher à ce numéro, c’est le côté mélodramatique d’un des bad guys, qui passe quand même trois pages à se parler à lui tout seul. Dans le genre guignol… Mais c’est une broutille dans une livraison qui a par ailleurs la patate…

[Xavier Fournier]