Avant-Première VO: Review Triple Helix #1[FRENCH] C’est officiel. John Byrne reprend les X-Men. Ou presque… Mais en tout cas Triple Helix ravira ceux qui étaient restés sur leur faim avec la conclusion précipitée de X-Men: The Hidden Years il y a déjà une décennie. Après avoir pastiché les Fantastic Four avec Trio, Byrne s’attaque cette fois aux mutants de Marvel. Et ça fait plaisir à lire…

Triple Helix #1Triple Helix #1 [IDW] Scénario de John Byrne
Dessin de John Byrne
Parution aux USA le mercredi 9 octobre 2013

Triple Helix ? Qu’est-ce que c’est que ça Triple Helix ? Mais bon sang vous ne connaissez qu’eux ! Cataclysm, Javeline, Apex, Dart et Pylon ! Non ? Vraiment ? Allez, on la refait… Cataclysm (Havok/Cyclops), Javeline (Storm/Wolverine), Apex (Beast), Dart (Quicksilver/Kitty Pryde) et Pylon (Colossus), là ça vous parle ? John Byrne reprend ici avec bonheur des archétypes bien connus et Triple Helix n’est autre qu’une version remixée des X-Men (des « RemiX-Men » ?). Alors bien sûr, certains viendront nous dire que, non, la version remixée des X-Men selon Byrne est titrée Next Men mais ce sont deux exercices différents. S’il y avait bien quelques ressemblances entre Nathan et Cyclops, là on est dans une autre ambiance, qui épouse beaucoup plus le genre super-héroïque et des références à l’univers Marvel. Il y a même un équivalent pour l’antique robot-gouvernante de Magneto, devenue ici Grannie.

Le tout fait partie d’un retour récent de Byrne vers du super-héros pur jus puisque Triple Helix est la suite directe de Trio, qui lorgnait ouvertement sur le modèle des Fantastic Four (la dernière scène de Trio débouchant directement sur la première de TH). On retrouve donc Golgotha, pseudo Doctor Doom/Red Skull qui vient de battre Trio, on retrouve Rock horriblement muté en une sorte de… euh… une sorte de chose. Tout ça s’inscrit dans le même « run » et formera sans doute à terme un excellent TPB… Encore que la question est de savoir si Byrne est lancé dans un pastiche des principaux groupes Marvel (et auquel cas on pourrait s’attendre à voir débarquer de pseudo-Avengers derrière ça) ou s’il revisite les séries qui ont marqué son propre passage chez Marvel (et là du coup ce serait plutôt les West Coast Avengers, She-Hulk, Alpha Flight ou Namor, ce ne sont pas les projets qui manquent). Une chose est sur, Byrne écrit à nouveau du super-héros décomplexé et pas du tout anxiogène. J’allais vous dire qu’on retrouvait un certain esprit des années 80 mais même la saga du Phénix Noir serait trop Dark comparée à ces épisodes. Byrne ne vise pas à une complexité délirante et en même temps je lis çà, c’est clair, ce n’est pas incompréhensible et même si on rencontre pour la première fois les personnages on comprend à quoi ils font allusion. Très sérieusement DC pourrait prendre des leçons sur certaines de ses séries qui, trois ans plus tard, sont tellement embrouillées que les éditeurs sont obligés de faire des conférences de presse pour expliquer si untel est marié ou pas. Triple Helix ne prend pas la tête. On ne prend pas ce comic-book au fond de la pile en se disant qu’on va devoir lire ce truc dans tous les sens pour y comprendre quelque chose. Et dans le même temps ce n’est pas non plus un vidé béant. C’est juste un comic-book de super-héros… je ne dirais pas « à l’ancienne », malgré ces références aux 80’s, mais en tout cas très efficace.

[Xavier Fournier]