Avant-Première VO: Review Thor #4[FRENCH] La nouvelle Thor n’a pas précisément demandé l’autorisation pour s’emparer de son marteau. Et voici que l’ancien Thor, lui, refait surface, furieux de la nouvelle donne… Et une curieuse impression d’avoir déjà rencontré la jeune femme. Ne serait-elle pas… Bref, en attendant, Aaron et Dauterman continuent d’installer superbement le terrain, avec une héroïne qui existe « en creux » et dont on sait bien peu de choses.

Thor #4Thor #4 [Marvel Comics] Scénario de Jason Aaron
Dessins de Russell Dauterman
Parution aux USA le mercredi 28 janvier 2015

Quatre numéros après (mais passé quelques apparitions dans Avengers, New Avengers ou Angela), les lecteurs se sont déjà assez bien habitué au look de Thor « Odinson », c’est-à-dire le Thor classique, au bras coupé. Tout le monde sauf… Odinson lui-même, dont on n’avait pas encore vu la réaction en découvrant son infirmité nouvelle. Jason Aaron fait donc un nécessaire petit retour en arrière pour nous montrer à quel point, non, ce n’est pas normal. Le dieu du tonnerre découvre un peu sa nouvelle vie et, quelque part au bout de ce traumatisme, un affront supplémentaire : quelqu’un d’autre utilise désormais son marteau. Odinson entend bien récupérer Moljnir… Mais c’est sans compter avec Moljnir, qui aime bien, lui, sa nouvelle propriétaire. Dans cet épisode, il y a comme un écho de l’apparition de Beta Ray Bill. Le héros classique doit faire face à ce qu’il pense être une usurpation. Odinson en vient même à se demander si la nouvelle Thor n’est pas… sa mère ?

Il y a quelque chose de touchant dans cet épisode, alors qu’à l’évidence le héros classique en prend plein la figure. Mais en même temps le règlement de la situation est beaucoup plus mûr que l’on pouvait s’y attendre. À l’issue des 20 pages, Jason Aaron a bien installé la place de chacun (et chacune), tout en faisant progresser son histoire. Il y a des complots dans le complot, un peu comme un jeu de poupées russes… Cela nous semble nous promettre une intrigue sur le long terme. Au dessin, c’est toujours servi avec beaucoup de simplicité mais aussi, cependant, de détails, par un Russell Dauterman qui se taille vraiment une carrure nouvelle sur cette série. S’il s’agît d’être « digne » pour porter le marteau… les deux auteurs continuent de l’être !

[Xavier Fournier]