Avant-Première VO: Review The New 52 - Futures End #48[FRENCH] Le nouveau « Batman Beyond » avance dans le futur pour découvrir s’il a réussi à changer la donne. Et le résultat… est peut-être à la hauteur de ses espérances mais peut-être pas. En tout cas le lecteur qui a déboursé pour 48 épisodes de The New 52 – Futures End, lui, ressentira à la lecture de cet ultime épisode comme une intense douleur dans l’arrière-train. Allez savoir pourquoi…

New 52 - Futures End #48The New 52 – Futures End #48 [DC Comics] Scénario de Dan Jurgens, Jeff Lemire, Brian Azzarello, Keith Giffen
Dessins d’Allan Goldman, Freddie Williams II, Andy MacDonald, Stephen Thompson
Parution aux USA le mercredi 1er avril 2015

Tim Drake arrive dans le futur d’où venait Terry et… la présence du gros œil rouge de Brother Eye sur la couverture nous indique tout de suite que tout n’est pas réglé. Passé une scène d’ouverture où l’on se dit que, peut-être, on va éviter ce que l’on sentait venir à des kilomètres, Tim découvre qu’il n’est qu’au bout de ses péripéties. Autrement dit les 47 épisodes qui ont précédé n’ont servi à rien de rien, les méandres des destins de Superman, Black Adam, Firestorm ou Grifter (ha ha, les gens qui sont entrés dans cette série pour suivre Grifter, les pauvres), tout cela n’était rien, que du décorum avec un retour au point de départ. Par ici la monnaie, voilà ce à quoi l’on arrive en mettant côte à côte quatre scénaristes en roue libre. Parmi les quatre, on croise Lemire ou Azzarello, quand même ! On pourra peut-être trouver comme seul ajout durable l’intervention de Brainiac en cours de route. Et encore, il faudra lire Convergence pour en avoir le cœur net. Tout cela, donc, ne vaut pas tripette.

Mais si le constat de la série est quand même largement décevant, la constitution de l’épisode #48 elle-même montre à quel point les forces des quatre scénaristes ne se sont pas cumulées. Franchement, comme par hasard, sur les rares personnes à avoir survécu dans le monde, il y a, comme par hasard, la petite amie de Tim ? Qui n’avait aucune expérience particulière ? Si elle y arrive, comment expliquer que le reste de la race humaine y soit passé. Sans parler du fait, bien sûr, qu’il faut que cela tombe sur la dulcinée de Tim. Le monde est petit ! Voilà, The New 52 – Futures End s’achève et c’est le même encéphalogramme plat que Countdown : des personnages sacrifiés pour rien, des délires dans l’espace-temps qui, en bonne partie, s’effacent les uns et les autres. Alors bien sûr reste la perspective d’une série Batman Beyond à venir en juin, qui viendra peut-être ou peut-être pas justifier des pans de ce titre weekly… Mais 48 épisodes pour en arriver là ? Et ben…

[Xavier Fournier]