Avant-Première VO: Review Teen Titans #1[FRENCH] Les Teen Titans redémarrent sous la direction d’une nouvelle équipe créative. S’il est trop tôt pour savoir totalement ce que Will Pfeifer et Kenneth Rocafort ont en tête pour les mois à venir, ce premier numéro nous montre en tout cas tout ce que la série relancée n’est pas, par rapport au volume précédent.

Teen Titans #1Teen Titans #1 [DC Comics] Scénario de Will Pfeifer
Dessin de Kenneth Rocafort
Parution aux USA le mercredi 16 juillet 2014

Red Robin, Wonder Girl, Bunker, Raven et Beast Boy reprennent du service. Si vous êtes totalement néophyte dans l’incarnation post-2011 des Teen Titans, ne vous attendez cependant pas à un épisode qui vous exposerait la bio de chacun des personnages. Et un sens, ce n’est pas plus mal de passer à travers cet exercice courant. Will Pfeifer a compris qu’avant de s’intéresser aux membres, il faut reconstruire la structure. Enfin, lui en donner une d’ailleurs. En un épisode, Pfeifer nous montre que ce collectif fonctionne comme une machine bien huilée. En fait, ce que l’auteur nous donne ici, c’est quelque chose qui a plus des airs de Mission Impossible, avec Red Robin en mode leader à la Batman, qui dirige ses fidèles petits soldats. Bon, certains d’entre eux sont trop impulsifs, colériques (mais au moins cela montre qu’ils n’ont rien renié de leur personnalité). Mais cela fonctionne et, surtout, cela évite certains clichés branchouilles.

Pour ce qui est des dessins, Kenneth Rocafort canalise beaucoup Leinil Yu par moments (par exemple les scènes à l’intérieur du bus). Il a encore des habitudes à prendre (parfois il me semble que Wonder Girl prend trois tailles de poitrine de plus d’une case à l’autre) mais globalement cela reste assez lisible et détaillé. La couverture de ce numéro, avec son côté « réseaux sociaux », me faisait craindre que l’on allait à nouveau nous donner un truc du genre « youhou, les jeunes ils sont comme ça maintenant ils ne pensent qu’à la popularité et ils utilisent un argot américain… qui est celui des années 90. C’était l’un des gros problèmes de la version lancée par Lobdell. Une version hyperactive, caricaturale, de teen-agers assemblée sans grand sens. Là, la première chose que Will Pfeifer travaille, justement, c’est le sens. C’est intéressant. En tout cas le groupe revient de loin. Je ne suis toujours pas très chaud en ce qui concerne le look actuel de Raven. Et à mon avis il manque encore un ou deux membres au groupe pour vraiment épicer le mix (surtout si Red Robin conserve ce rôle un peu en retrait). Mais les fondamentaux sont bons en tout cas…

[Xavier Fournier]