Avant-Première VO : Review Supergod #2[FRENCH] Dans ce qui semble bien être le crépuscule de l’humanité, un homme continue de réciter comment la course à l’armement est devenue une sorte de fabrique de divinités. Ce deuxième épisode n’a plus l’avantage de la surprise et se fait un peu moins religieux pour parler des dieux artificiels de l’Amérique et du bloc de l’Est. L’ensemble reste cependant acide à souhait…

Supergod #2 [Avatar] Scénario de Warren Ellis
Dessins de Garrie Gastony
Sortie aux USA le mercredi 2 décembre 2009

Supergod #2Ils avaient fière allure dans l’épisode précédent, les dieux destructeurs qui s’étaient matérialisés en Angleterre ou en Asie, comme des sauveurs voulus par des nations qui, finalement, se rendaient compte que certains rêves, quand ils se réalisent, ont tout d’un cauchemar. Voici que cette fois-ci on nous parle principalement de l’homme supérieur américain, astronaute reconstruit dans un flot d’allusions qui couvrent aussi bien les Fantastic Four que Steve Austin, l’Homme Qui Valait 3 Milliards. En face, la réplique communiste tirerait plutôt du côté de Crimson Dynamo. Du coup on est moins dans le registre « religieux » des êtres du premier épisode, peut-être aussi parce que tous sont des matérialisations d’idéologies et le « héros » américain ainsi que son homologue « rouge » représentent plutôt deux régimes qui tournent le dos au spirituel (Encore que le personnage chinois, lui, part directement dans le cosmique spectaculaire). On reviendrait donc plutôt sur une confrontation à la Supreme Power ?

Enfin c’est ce qu’il semble dans une partie de l’épisode avant qu’on nous ramène à autre chose, avant que la démonstration soit faite que les deux blocs qui divisent l’Occident ont fait leur temps et que leurs « représentants » sont donc également dépassés. La dernière partie tendrait donc plutôt à boucler la boucle et à confronter les concepts introduits dans ce numéro avec ceux de l’épisode précédent. Il va y avoir un choc des consciences et des puissances et il ne fera pas bon être « simple mortel » à l’heure où ces êtres voient les humains comme de la chair à canon qu’on peut réassembler pour construire des objets aux fonctions abstraites. Ellis en mode toujours aussi déjanté, avec des dessins assez adéquats de Garrie Gastony, qui nous promettent une apocalypse aussi sanglante que métaphysique…

[Xavier Fournier]