Avant-Première VO: Review Spider-Woman #1[FRENCH] Spider-Woman a droit à une nouvelle série mensuelle et, par la même occasion, une nouvelle chance de briller hors de l’ombre des Avengers. Le titre lancé par Hopeless et Lang ne se limite pas à la couverture de Manara. Mais connaît quelques complications

Spider-Woman #1Spider-Woman #1 [Marvel Comics] Scénario de Dennis Hopeless
Dessin de Greg Land
Parution aux USA le mercredi 19 novembre 2014

Établir à nouveau un périmètre propre à Jessica Drew, voilà une idée qui est bonne. Mais qui reste malheureusement de la théorie puisque Spider-Woman #1 est totalement avalé par le crossover Spiderverse. La bonne nouvelle ? Le public en mal d’héroïnes en a ici pour son argent puisque l’on retrouve aussi bien Silk que Spider-Gwen. Le Spider-Man Noir empêche la distribution d’être exclusivement une série féminine mais donne une idée du casting général. C’est très peuplé, puisque Jessica et ses alliés voyagent dans une autre réalité pour tenir tête aux Inheritors. Si l’on comprendra que Marvel table sur la machine Spiderverse pour installer la série, l’effet de groupe est bien malheureux. Parce que finalement on n’a pas Jessica parmi les Avengers mais la voici directement noyée dans un collectif. Et qui plus est projeté dans un monde irréel. Du coup, on a beaucoup de mal à concevoir ce qu’Hopeless peut/veut construire avec ces éléments. On a plus l’impression de lire une minisérie Spiderverse: Spider-Women qu’un titre supposé durer. Ce qui fait que scénaristiquement, il faudra attendre de voir la fin du crossover pour voir ce que ça vaut. Pour l’instant, la logique propre à la série est balayée par les événements.

L’autre point malheureux, c’est Greg Land replonge dans ses vieux démons. Je trouvais qu’il était revenu vers de meilleures choses dans Mighty Avengers, avec le côté « sourires et poses du catalogue de la Redoute » qui s’estompait. Mais voici que cela revient, d’une manière généralisée. Les expressions béates des héroines se prêtent bien peu à l’histoire mais de plus ces emprunts photographiques rendent tout uniforme, avec un sentiment de déjà-vu. Je pense en particulier à la pose « à la John Woo » de Spider-Man Noir sautant de côté. Land était autrement plus léger, mesuré, sur Mighty Avengers. Ici c’est une impression de lourdeur qui l’emporte. Peut-être que Dennis Hopeless a de bons plans pour la série. Mais on ne génère que très mollement de l’envie. Ca ne tient pas la comparaison avec Thor ou Ms. Marvel. Pour l’instant, c’est à conseiller surtout aux complétistes de Spiderverse ou de Spider-Gwen. Pour les fans de Spider-Woman, on attendra sans doute le début du prochain arc pour y voir plus clair.

[Xavier Fournier]