Avant-Première VO: Review Secret Wars #5[FRENCH] Ce cinquième numéro de Secret Wars marque une pause, d’une certaine manière, le temps de procéder aux obsèques d’un proche de Doom. Le maître de Battleworld est d’une certaine manière prisonnier de son image de bon samaritain… tandis que son entourage cherche à traquer l’assassin. Forcément, quand vous croyez en un dieu et que celui-ci est un menteur…

Secret Wars #5Secret Wars #5 [Marvel Comics] Scénario de Jonathan Hickman
Dessins de Esad Ribic
Parution aux USA le mercredi 12 août 2015

Sur un coup de tête (ou un moment de panique en réalisant que les autres personnages d’avant la fin du monde viennent de s’éveiller sur ce monde), Doom a tué un de ses seuls véritables confidents. La première partie de ce numéro voit les funérailles du shérif et la mélancolie d’un Doom peut-être conscient d’avoir poussé le bouchon un peu loin… tout en étant prisonnier de la comédie qu’il a instauré sur ce monde. Ses proches le pensent respectable et veulent lui venir en aide… entreprenant ainsi une démarche qui pourrait faire voler le masque en éclat (c’est tout le sens de cette couverture symbolique, d’ailleurs). Le dessin d’Esad Ribic continue d’être riche et puissant, lorgnant par moment sur les constructions d’un Jerome Opena. Mais je dois avouer qu’arrivé au cinquième épisode d’un crossover qui est sans doute le plus original, en termes de structure, depuis longtemps, je suis un peu déçu qu’on marque le pas ainsi, alors qu’il ne reste que 3 épisodes après cela.

Fidèle à ses habitudes, Jonathan Hickman privilégie le dialogue d’exposition. On a des discussions, des explications et des paradoxes… le tout devant nous faire voir les choses sous un autre angle. Mais on a peu la sensation d’avancer, surtout que l’on aimerait savoir ce qu’il est advenu des héros dispersés. Dans l’état, ce moment contenu dans Secret Wars #5 est un peu comme le dialogue de l’Architecte à la fin de Matrix 2 (encore que pas aussi incompréhensible). Il serait temps, maintenant de faire monter les choses d’un cran et laisser plus de place à l’action, de peur qu’à la fin on soit réduit à un coup de baguette magique pour conclure.

[Xavier Fournier]