Avant-Première VO: Review Scarlet Witch #1[FRENCH] La « Sorcière Ecarlate » se construit une nouvelle vie, à New York mais loin des Avengers. Désormais les mutants ne sont plus sa préoccupation. Elle s’est spécialisée dans les menaces générées par la sorcellerie. Et la police locale va avoir du mal à s’habituer à cette consultante d’un genre nouveau.

Scarlet Witch #1Scarlet Witch #1 [Marvel Comics] Scénario de James Robinson
Dessins de Vanesa Del Rey
Parution aux USA le mercredi 9 décembre 2015

Depuis Axis et Uncanny Avengers vol.2, Wanda n’est plus liée aux mutants ou à Magneto. Et dans le cas de ce personnage, c’est quand même ce qui la définissait pour une bonne partie, à coups de manipulations et de crises de folie. Bref, lancer une série solo sur la Scarlet Witch n’est pas une chose aisée puisqu’on ne peut même pas vraiment dire que le personnage est sympathique, alternant plutôt, d’habitude, entre la pleureuse et la folle furieuse. James Robinson s’empare des vides béants pour les combler à sa façon. Et on reconnaît bien la patte de l’ancien auteur de Starman. Il n’y a qu’à voir le personnage secondaire qui sert ici de complice à Wanda. On est à fond dans un fonctionnement à la « Talking With David », propre à Robinson.

« I’ve had some problems in the past. »

Vanesa De Rey procède à un relookage qui suit la tendance actuelle (en fait le nouveau costume de Wanda n’est pas si éloigné de certaines tenues récentes de Loki). Mais avec ce biais actuel qui ne fait plus trop la différence entre le « costume de ville » et la tenue super-héroïque. A force de mettre du trendy et du streetwear partout, la sphère privée/publique n’est plus très claire, ce qui fini par poser des problèmes de logiques. Que gagne la Scarlet Witch à marcher dans la rue dans une tenue outrancière par exemple ? L’histoire de possession place la nouvelle série comme une sorte d’Outcast des super-héros. Par ailleurs je ne suis pas très fan du manque de subtilité quand au sujet de la sorcellerie, qui revient tellement au premier plan que l’on a l’impression que Wanda n’a que ce sujet à la bouche. Doctor Strange aussi vous me direz, mais lui c’est son job depuis des lustres… Et du coup on a un peu le même problème que dans les premiers Wonder Woman d’Azzarello, où le personnage est établi sans l’être réellement dans la vie de tous les jours (de quoi vit-elle, par exemple ?). Comme expliqué plus haut, relancer Scarlet Witch n’est pas facile et les auteurs partent de loin. Ils s’en tirent plutôt bien mais la série, visiblement, fonctionnera sur le long terme.

[Xavier Fournier]