[FRENCH] On avait un peu perdu de vue Saga, le titre de Brian K. Vaughan et Fiona Staples mais la série revient cette semaine, visiblement décidée à reprendre le rythme. D’ailleurs les auteurs ne perdent pas de temps et font feu de tout bois, alors qu’on fait connaissance avec… les beaux-parents !

Saga #7 [Image Comics]
Scénario de Brian K. Vaughan
Dessins de Fiona Staples
Sorti aux USA le mercredi 14 novembre 2012

Brian K. Vaughan est passé mettre des tours et des détours. La chose est encore plus évidente sur Saga où, scénaristiquement, il est seul maître à bord et n’a pas besoin de faire avec les caprices d’un éditorial. Oui, je sais, ce n’est pas le premier creator-owned du sieur Vaughan mais cette fois il est bien loin des règles de Wildstorm ou de Vertigo. De ce fait, si l’auteur a envie d’arrêter les choses et de lancer ses héros sur une nouvelle quête (comme sauver Izabel), il le fait. Et il fait d’ailleurs bien. Quand on y pense, divers éléments comme le chasseur de prime avancent à petit pas depuis le premier épisode. Mais Vaughan n’en a que faire. Il construit quelque chose de global, un véritable univers (qui, sur le sens du rythme me fait un peu penser à du G.R.R. Martin). Le lecteur, lui, est aux premières loges pour suivre cette visite et, du coup, n’est aucunement floué.

On n’est pas non plus chez DC, Wildstorm, Vertigo ou même Marvel dans les créatures que Fiona Staples invente. Si d’aventure certains en doutaient encore, après la babysitter éventrée, voici une… brute monumentale qui aurait sans doute rencontré le véto d’un grand nombre d’éditeurs. Ici, au delà du gore et de la nudité, il y a avant tout la touche d’humour et d’élégances des auteurs. Bien qu’arrivés tard dans la série, les parents de Marko sont un ajout au « casting » qui fonctionne plutôt bien dans la série. Leur présence semble naturelle et rapidement on s’intéresse à leur sort. Ce qui caractérise peut-être ce septième numéro, c’est le côté un peu plus « sketchy » de certaines pages. Mais il s’agit visiblement de symboliser un certain nombre de flashbacks. Globalement, l’ambiance est là en tout cas. Le fil de Saga n’est toujours pas évident à résumer, l’histoire s’éparpille dans de nombreuses directions. Mais qu’est-ce que c’est bien…

[Xavier Fournier]