Avant-Première VO: Review Revenge #1[FRENCH] Oulah. Attention les yeux et « éloignez les enfants du poste » car voici sans doute le comic-book le plus gore de la semaine. Revenge n’est pas pour les âmes sensibles. Au contraire Jonathan Ross et Ian Churchill donnent dans le gros rouge qui tache. Un parti pris visuel qu’on avait plus l’habitude de lire chez Avatar que chez Image.

Revenge #1Revenge #1 [Image Comics] Scénario de Jonathan Ross
Dessin de Ian Churchill
Parution aux USA le mercredi 26 février 2014

Griffin Franks est un acteur septuagénaire (pensez à une sorte de Steven Seagal) vedette dans une série de films d’action consacrés au Revenger (mélangez le Punisher et Jason de Vendredi 13 et vous y êtes). Seulement il commence à faire son âge le Griffin. Et sur les conseils de son énième nouvelle femme Franks décide de s’offrir un lifting extrème, du genre que les voies légales ne permettent pas. Seulement… seulement rien ne va se passer comme prévu et l’acteur va se retrouver prisonnier d’une terrible revanche. A moins qu’il soit temps pour lui de rendre la monnaie de la pièce.

En ces temps où Apple et Comixology font les difficiles dès qu’il y a un bout de sein, Revenge ne leur rendra certainement pas la vie facile. Cocktail de références culs et d’éléments sanglants (l’essentiel de ce premier numéro repose quand même sur quelqu’un à qui on arrache le visage), Revenge pourrait passer comme une co-production de Garth Ennis et Juan Jose Ryp chez Avatar. Il y a le côté iconoclaste du scénariste de Jennifer Blood et les visules « ripolin rouge » de Ryp. C’est cependant bien Ian Churchill qu’on retrouve pour les graphismes de Revenge. Si les scènes n’ont pas de quoi traumatiser le public d’un No Hero ou d’un Crossed, avouons que ça surprend néanmoins quand on tourne la couverture de ce comic-boo paru chez Image. Sans puritanisme aucun, sans parler d’être choqué ou pas, ce sont plutôt les couleurs qui m’ont un peu géné, tant elles sont vives. Dans bien des pages la peau des personnages en est jaune tandis que le sang dégouline. En temps normal je dirais « est-ce qu’il était nécessaire d’être si visuel dans la description des choses ? » mais d’un autre côté, merde, le Comics Code n’est plus là et il serait temps d’en profiter. Inversement les dernières scènes m’ont paru peu convaincantes, le personnage retombant un peu vite sur son alter-ego. A voir ce que donnera le deuxième épisode mais je ne suis pas sur de vouloir m’intéresser à tout un arc raconté sur le même ton. Ceci dit ça a le mérite d’être original…

[Xavier Fournier]