Avant-Première VO : Review Pitt/Darkness #3

Avant-Première VO : Review Pitt/Darkness #3[FRENCH] Dernier numéro de la mini-série qui confronte Darkness à the Pitt, tout en marquant le retour de ce dernier « aux affaires », après une éclipse de plusieurs années. Mais dans cette mini, il ne faudrait pas oublier qu’il y a en fait trois personnages et c’est bien le troisième qui va faire le show dans cet ultime épisode.

Pitt/Darkness #3 [Top Cow] Scénario de Paul Jenkins
Dessins de Dale Keown
Sortie aux USA le mercredi 16 décembre 2009

Pitt/Darkness #3Les morts-vivants ont la côte et si techniquement les « infectés » vus ici ne sont pas des zombies, ils ont une bonne partie de leurs attributs. N’empêche, ce n’est pas parce que c’est « à la mode » que l’utilisation de cette menace trouve ici toute sa raison d’être mais bien parce que son apathie laisse le champ libre aux caractères bien trempés de Jackie Estacado et de Pitt. Et niveau gouaille, ces deux-là, s’aimant à peu près autant que l’eau et le feu, se chargent de vous remplir un crossover. Au point même qu’on se dit qu’on en aurait bien repris un ou deux épisodes du même cru. Le dessin de Dale Keown est excellent et fidèle à ses promesses (ceux qui apprécient le travail de l’artiste seront donc heureux de le retrouver en grande forme) mais il ne faudrait pas pour autant sous-estimer le travail du scénariste Paul Jenkins.

C’est ce dernier qui « taille », qui « sculpte » le rapport ambiguë entre les deux têtes d’affiches. Si la menace est un peu un « deus ex machina » et n’est pas destinée à marquer les esprits, la confrontation entre les deux grandes gueules vaut le détour et permet dans la foulée de réintroduire Pitt et son jeune ami, Timmy, dans les règles de l’art. Même si on n’a pas lu the Pitt depuis des lustres (ce qui de toute façon le cas vu la suspension de la série depuis des années) et peut-être même si on ne l’a jamais lu, les tenants et les aboutissants sont exposés de manière simple. Ce qui n’était peut-être pas apparent jusqu’à ce dernier épisode, c’est que Tim n’est pas vraiment un sidekick mais une partie importante du tandem. Ici, Jenkins et Keown se chargent de nous le rappeler… et de nous redonner l’envie de revoir vite the Pitt et son jeune compagnon dans de nouvelles aventures…

[Xavier Fournier]
Comments: 4

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  1. Plutôt la démotivation de Dale Keown, qui ne parvenait pas à maintenir un rythme mensuel, incapable de décider entre sa carrière de musicien et celle d’artiste de comic books…

  2. Non. Je ne pense vraiment pas que ce soit le cas. Ce serait oublier un peu vite la situation du milieu des comics à la fin des années 90/début des années 2000. Keown avait lancé Pitt au moment où il était envisageable de faire le même genre de coup que McFarlane et d’autres en se lançant dans le creator-owned. Puis d’un seul coup la bulle comics a explosé, les ventes sont tombées et les premiers touchés ont été certains auteurs qui n’avaient qu’un seul titre et ne pouvaient pas réaliser d’économie d’échelle. Keown était son propre projet d’une certaine manière, pas une boite avec plusieurs employés qui pouvaient s’occuper de la distribution… La meilleure preuve c’est que s’il ne s’était agit que d’une question de produire des planches au lieu d’avoir d’autres occupations, il n’aurait pas dessiné Darkness ensuite ou il ne raménerait pas Pitt via Top Cow. C’est plus le modèle économique qui était devenu moins propice à ce que cet auteur anime sa propre société et donc s’auto-édite…

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