Avant-Première VO: Review Onyx #1[FRENCH] Notre planète est face à une menace insidieuse qu’elle ignore, qui la dévore de l’intérieur. Heureusement arrive sur Terre une créature en armure. Onyx un véritable chevalier de l’espace qui ne suit pas le mythe de Rom au pied de la lettre mais en respecte véritablement l’esprit…

Onyx #1Onyx #1 [IDW]
Scénario de Chris Ryall
Dessins de Gabriel Rodriguez
Parution aux USA le mercredi 1er juillet 2015

Depuis des années Chris Ryall, figure d’IDW, rêve de ramener Rom le Chevalier de l’espace. Devant la difficulté légale d’utiliser des éléments liés au jouet d’origine puis aux ajouts de Marvel, l’auteur a décidé de faire tabula rasa et de créer sa propre histoire d’extra-terrestre en armure venant nous délivrer d’une invasion invisible. Et très certainement Ryall ne cherche pas à cacher son influence majeure. Elle est dûment citée dans les pages éditoriales mais également manifeste à la lecture, comme quand Onyx arrive sur Terre d’une manière qui ressemble au crash d’une météorite. Pour qui a lu les aventures de Rom, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec son atterissage initial. Pourtant, ce n’est pas un simple copier-coller de Rom avec une armure féminisée. Bien des choses font qu’Onyx est le jouet aménagé de Ryall.

D’abord, il y a quelqu’un de différent dans l’armure. La culture d’origine d’Onyx n’est pas identique à celle de Galador. Ryall nous glisse d’ailleurs assez vite des indices que sa création est à la fois bisexuelle et polyamoureuse. Ici, pas d’équivalent de Brandy ou de la ville un peu rétro que Rom devait sauver façon « les Envahisseurs ». L’action se passe vers 2083 et ce qui tient lieu de supporting cast humaine est plus proche des Space Marines d’Aliens. La nature de la menace est sensiblement différente aussi. Au lieu d’avoir des « spectres noirs » ou des sorcières de l’espace, Onyx combat des adversaires monstrueux qui infectent les humains, plutôt à la manière de The Thing (pas le personnage de Marvel mais le film de SF). C’est un bon épisode de mise en place. J’ai un peu tiqué au départ sur les premières pages qui nous montrent un avenir surpeuplé. Gabriel Rodriguez m’a semblé avoir de la peine à donner un univers crédible. Mais cela s’améliore à mesure qu’on progresse dans l’épisode. Onyx n’est pas Rom, ne se résume pas à une imitation de Rom. Mais c’est quand même ce qu’on a pu croiser de plus proche d’un chevalier de l’espace depuis la série de Bill Mantlo chez Marvel.

[Xavier Fournier]