Avant-Première VO: Review Legendary Star-Lord #1[FRENCH] Peter Quill, Star-Lord, n’est pas 24h/24 avec les Guardians of the Galaxy. Le voici pendant son « temps libre », qui mène ses propres embrouilles et se rend compte qu’après tout il n’est pas au courant de tout ce qui se passe dans l’espace. Y compris de certaines choses le concernant.

Legendary Star-Lord #1Legendary Star-Lord #1 [Marvel Comics] Scénario de Sam Humphries
Dessin de Paco Medina
Parution aux USA le mercredi 2 juillet 2014

Marvel Comics continue de construire son secteur cosmique en donnant ces temps-ci leur propre série à deux des figures les plus emblématiques des Guardians of the Galaxy, Star-Lord et Rocket Raccoon. Comme la phase actuelle de ces personnages se gère sous la houlette de Brian Michael Bendis, j’étais curieux de voir quelle optique serait employée pour le mensuel de Mister Quill. Sam Humphries choisi de ne pas faire de rupture de tonalité avec la série des Gardiens. D’abord, il y a les flashbacks à l’enfance, qui font directement le lien avec l’origine apportée par Bendis, la mention de J-Son (encore que l’on dirait que cela spoile un peu des événements à venir dans la série Guardians principale). Ensuite, la présence d’un Paco Medina fait que, par analogie avec Nova, cela unifie le « front cosmique » de Marvel. Ce qui a ses avantages et ses inconvénients. Avec le Surfer de Slott et Allred qui est plutôt « pop », des titres comme Guardians, Legendary Star-Lord, Cyclops ou Nova qui servent une même optique d’un univers plein de Badoons, je trouve qu’il est dommage qu’il n’y ait pas là-dedans une série qui gère le côté cosmique à la Kirby, avec plus d’ampleur, plus de dangerosité, d’entités massives, etc.

Pour l’heure Sam Humphries construit son récit d’une manière assez répandue quand il s’agît de parler de l’espace. Il en fait une analogie de l’Ouest Sauvage où Peter Quill serait une sorte de cow-boy mercenaire/magouilleur. Il s’agit clairement de marcher dans les pas d’un Serenity ou de Farscape. Je regrette un peu le Star-Lord plus formidable, plus « protecteur de l’univers » et moins ados attardé, qu’il y était il y a quelques années encore. Par contre, clairement, on est parti pour détailler beaucoup plus sa mythologie… encore qu’à mes yeux la révélation finale s’explique mal. Il faudrait croire que Peter ne s’est jamais renseigné sur les faits et gestes de son père. À croire que ces empires intergalactiques n’ont pas un équivalent d’Internet. Comme quoi tous les secrets ne sont pas forcément dans Original Sin. Néanmoins cela reste un démarrage sympathique et je suis curieux de voir comme Humphries va faire grandir le personnage.

[Xavier Fournier]