[FRENCH] Cette semaine la Justice League fait un bond dans le temps de 5 ans, arrivant à l’ère moderne. Et… on reprend les mêmes et on recommence puisque la composition de l’équipe ne semble pas avoir bougé (les membres sont par contre plus expérimentés, c’est tangible, et ils ont un nouveau QG). On appréciera de découvrir de plus près la nouvelle version de Steve Trevor mais dans l’ensemble voici encore un épisode de la League qui se lit très vite. Encore heureux que Shazam vient muscler le bouquin…

Justice League #7 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessin de Gene Ha, Gary Frank
Sortie aux USA le mercredi 21 mars 2012

Le monde a changé. La Justice League est désormais admise mais aussi admirée par les foules. Au point que les représentants normaux des forces de l’ordre en viennent à avoir des complexes en voyant les surhommes faire tout ce qu’ils ne peuvent pas réaliser. Entre les deux, il y Steve Trevor, sorte d’agent de liaison avec la Ligue. Normalement Trevor a toujours plus été une partie de la mythologie de Wonder Woman et on peut s’étonner qu’il soit détaillé ici plus que dans le titre de l’amazone. Mais la chose est assez bien amenée et donne une nouvelle dynamique au tandem. Mais une nouvelle fois, on lit cette histoire à la vitesse d’un Steve Austin, tant c’est la discussion Trevor/Wonder Woman (certes touchante mais bon ca ne fait pas un épisode en entier) qui sauve les apparences. Le reste est un peu vide.

Heureusement qu’à partir de ce numéro vient en renfort une back-up consacrée à la refonte de Shazam par la créative team de Batman Earth One (et ex-équipe de Superman Secret Origins), à savoir Geoff Johns et Gary Frank. Le segment est court mais intéressant. On voit le recrutement du candidat-héros et on fait la connaissance d’un Billy Batson… qui fera sans doute hurler les puristes, tant la mentalité du personnage n’est pas la même. Le nouveau Sivana aura lui aussi à se faire accepter mais pour une autre raison : savant chauve dessiné par Gary Frank ? Il a du coup l’air d’un Lex Luthor qui aurait pris du poids. N’empêche. Après des années de portnawak sur la licence, l’attention est mise à nouveau sur Shazam. Bien sur l’idée d’abandonner le nom Captain Marvel me parait une hérésie et bien sur cette version arrive avec ses différences mais on a le sens d’une direction et que l’architecte de l’ancien Black Adam soit celui du nouveau Shazam n’est pas pour me déplaire. Un début très intéressant en tout cas, qui vient atténuer l’impression de vide de la Justice League.

[Xavier Fournier]