Avant-Première VO: Review Green Lantern #47[FRENCH] Après des mois de fuite et de magouilles dans l’espace, Peter Quil.. oups, pardon, Hal Jordan revient sur Terre. Et ce retour vers une base réelle fait du bien au personnage, qui en vient lui-même à douter du bien-fondé de ses initiatives ces derniers mois. Mais dans l’espace, un être surpuissant commence à montrer le bout de son nez.

Green Lantern #47Green Lantern #47 [DC Comics]
Scénario de Robert Venditti
Dessins de Martin Coccolo
Parution aux USA le mercredi 2 décembre 2015

Tandis qu’Hal Jordan en mode « grunge » ressemble toujours autant au Star-Lord de Marvel, le voici qui revient prendre des nouvelles de sa famille sur Terre. Ce côté humain est bienvenu dans la série puisqu’il permet au héros de faire le point et de réévaluer les choses. A commencer par l’importance (ou pas) de se promener avec la coupe de cheveux de Lorenzo Lamas. Les retrouvailles en famille des Jordan font que le héros, d’un coup, est plus ancré dans la réalité. Au contact de son frère, Hal mesure mieux, d’une certaine manière, les retombées de l’absence du Green Lantern Corps… Et réalise que son idée de jouer les hors-la-loi a tourné court. Si on fait abstraction du costume et du gant, on retrouve un peu du Green Lantern classique, tandis que Robert Venditti semble peser le pour et le contre et, peut-être, préparer un virage de la série (avec un #50 à l’horizon ce ne serait pas étonnant). Dans le même temps arrive dans la série une menace très familière que je ne m’attendais pas à (re)voir dans ces pages et qui demandera à certains lecteurs n’ayant pas lu les crossovers du moment un peu de gymnastique mentale.

« This universe is unguarded. It lives in the darkness beyond the twilight. »

Même si la couverture est de Billy Tan (et Darwyn Cooke pour la variant), à l’intérieur le dessinateur Martin Coccolo donne quelque chose de très intéressant. Le traitement des matières (par exemple les mi-teintes sur le visage de Hal) est assez particulier. Par contre l’effet « trait de stylo » a ses limites et par endroit on regrette qu’un encrage plus classique (mais aussi plus nerveux) ne soit pas au programme. J’ai aussi un peu de mal avec les perspectives un peu « scolaires », académiques, de l’appartement des Jordan. Mais globalement c’est l’ambiance qui l’emporte. Si Hal pouvait garder les pieds sur Terre quelques mois, ce ne serait pas un mal.

[Xavier Fournier]