GA36_entete[FRENCH] Changement de cap pour Green Arrow depuis le mois dernier. Andrew Kreisberg, épaulé par Ben Sokolowski, tous deux producteurs et scénaristes des séries TV Arrow et de Flash, sont venus s’essayer à la version papier de l’archer vert. Si Jeff Lemire, l’ancien scénariste, a introduit Diggle dans le comic book, ce sont les créateurs de Felicity Smoak qui nous la présentent dans le New 52.

Green Arrow #36 [DC Comics]

Scénario de Andrew Kreisberg et Ben Sokolowski

Dessin de Daniel Sampere

Parution aux USA le mercredi 5 novembre 2014

GA36Depuis le mois dernier, Green Arrow en a fini avec les guerres des clans. Finis les totems et autres aspects « mystiques », il est temps de revenir à Seattle. Le héros doit reprendre sa ville, laissée aux mains des gangs. Les scénaristes de la série TV se sont débarrassés des deux assistants d’Oliver : Henry et Naomi. Il n’a plus que John Diggle pour l’aider. Du coup, l’arrivée de Felicity Smoak est parfaite pour lui. La hackeuse est semblable à son modèle télé. À part qu’ici, c’est elle qui en sait plus qu’Oliver sur son passé. ELLE choisit de rejoindre la « Team Arrow ». Et elle sait même ce qu’il se trame en ville et comment l’arrêter. Une Felicity pro-active, c’est un peu déroutant au début, mais plutôt bien vu pour ne pas tomber dans le cliché de l’adaptation télé. Par contre, les dialogues de la jolie blonde semblent tout droit sortis du feuilleton. Les scénaristes ne se contentent pas de nous présenter une seule jeune femme, ils recréent aussi Mia Dearden. Dans l’univers pré-New 52, Mia Dearden était une fille des rues, forcée à se prostituer. Elle est recueillie par Oliver Queen et devient la nouvelle Speedy. Ici, Mia vit aussi dans la rue. Mais elle semble être « spéciale ». Felicity sait qu’elle est essentielle à l’équipe. Pourquoi ? Ce n’est pas encore très clair. Le vilain qui apparaît à la fin de l’épisode est aussi une réinterprétation d’un grand vilain de Green Arrow. J’ai hâte de voir s’il sera plus proche de la série télé ou du comic book original.

Côté dessins, Daniel Sampere (qui s’est illustré sur Batgirl ou JLA) a un style très différent de Andrea Sorrentino, l’artiste précédent. Pas de gros changement au personnage. Ils n’en ont pas profité pour revamper le héros et le rapprocher de son équivalent télé. Pour ma part, je ne suis pas un grand fan des lunettes de soleil/guide visuel de GA (utilisées depuis le relaunch New 52). Je ne serai pas contre un masque !

Bref, un numéro intéressant. Parfait pour ceux qui ne regarderaient que le show. D’ailleurs, c’est amusant de voir que ce numéro sort la même semaine où l’épisode de Arrow nous éclaire sur les origines de Felicity.

[Pierre Bisson]