[FRENCH] Gambit fait une nouvelle fois (ou « une fois de plus ») l’objet d’une série mensuelle. Le gentleman cambrioleur des X-Men part donc une nouvelle fois en solo et… oh surprise (enfin non, pas « surprise » justement) on découvre qu’il est quoi ? Un gentleman cambrioleur ! Un début très classique, qui n’est pas aidé par les couleurs…

Gambit #1 [Marvel Comics] Scénario de James Asmus
Dessins de Clay Mann
Sorti aux USA le mercredi 8 août 2012

A quelques jours de distance sortent les #1 d’Hawkeye et de Gambit. Avec un même objectif. Nous montrer ce que font ces têtes brûlées quand elles ne profitent pas de l’influence de leur équipe d’attache. Et dans le cas de Gambit, donc, on le retrouve dans le rôle de cambrioleur qu’il a plus ou moins occupé dans toutes ses séries précédentes. James Asmus place Rémy Lebeau dans une ambiance très « l’Affaire Thomas Crown », sans arriver cependant à se hisser du côté d’un Thief of Thieves. Je me demande si un début plus original n’aurait pas été de faire que Gambit soit accusé alors qu’il n’y est pour rien. Bref, Asmus écrit Gambit comme un film ou une série TV à la Mission Impossible. Il n’est pas trop dur de le visualer avec le visage d’un Pierce Brosnan ou d’un Tom Cruise. Mais ça reste très conventionnel…

Ce qui plombe vraiment ce premier numéro c’est le graphisme. Et ce n’est même pas la faute de Clay Mann qui, à priori, s’acquitte assez bien de son travail. Je dis « à priori » parce qu’il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour essayer de voir ce qui se cache sous les couleurs de Rachelle Rosenberg, tant ces dernières sont omniprésentes, avec des teintes acidulées comme des bonbons qui innondent les pages, recouvrent les traits. C’est visiblement un parti pris mais on en arrive à un moment où la narration elle-même est handicapée par ce côté « flashy » où toutes les ambiances semblent se valoir (à part à l’intérieur du coffre, il est vrai, mais le dessin est tout aussi caché par la technique). Bref, j’attends un peu plus d’un comic-book destiné à remettre sur la carte. L’histoire, pour l’instant, est conventionnelle et visuellement, les couleurs nous cachent le reste. Il n’y a pas l’étincelle et il faudra rectifier le tir dans les prochains numéros…

[Xavier Fournier]