[FRENCH] Fin du premier arc de cette série consacrée à l’univers de Die Hard (« Piège de Cristal ») et de son flic doué pour se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Cette saga nous permet de découvrir les exploits de John McClane et donc sa première mission après sa sortie de l’école de police, en profitant de quelques tics qui annoncent le policier qu’il sera plus tard…

Die Hard Year One #4 [Boom!]
Scénario d’Howard Chaykin
Dessin de Stephen Thompson
Sortie aux USA le Mercredi 13 janvier 2010

C’est dans les milieux clos que McClane donne le meilleur de lui-même et le scénario d’Howard Chaykin en tient compte en plaçant la majeure partie de l’action à bord d’un navire victime d’une prise d’otage (ironiquement il me semble me souvenir qu’une intrigue de ce genre avait un temps été envisagée comme scénario d’un des films Die Hard). Chaykin fait mouche, a bien compris la recette non seulement du personnage mais aussi du ton de ses aventures. Ajoutons de plus que le dessinateur Stephen Thompson maitrise de plus en plus la, représentation d’un « jeune Bruce Willis » tel qu’il pouvait être à la fin des années 70 (c’est encore plus notable sur la fin de l’épisode). Le premier arc de Die Hard Year One tient donc tout à fait ses objectifs et je serais même d’avis de dire que, certaines choses ayant été mises en place, je suis très curieux de voir ce qu’il adviendra dans les sagas suivantes, où il est à prévoir que les auteurs seront encore plus à leur aise.

Reste un petit souci qui tient à la « datation de l’époque ». Et je dois bien avouer ne pas avoir de réponse miracle en la matière. Si l’équipe créative n’avait pas marqué le fait que les événements se déroulent dans les années 70, sans doute serions-nous là dire qu’elle n’a pas assez joué le jeu du retour en arrière. Là, cependant, quelques touches me font un peu penser à l’effet inverse. Par exemple voir le méchant de service avec un bandana à la tête et des lunettes de winner comme on pouvait en voir à l’époque fait qu’on a l’impression d’être en face d’un échappé de Gym Tonic (ou de la pub 118-218, c’est vous qui voyez). Du coup, à force d’enfoncer le clou un peu trop fort ces quelques touches d’époque font parfois diversion. Gageons qu’il s’agit d’une question de réglage ou de prise en main et que le prochain storyline sera plus homogène de ce côté-là…

[Xavier Fournier]