[FRENCH] La série Defenders tire sa révérence dans l’indifférence générale. On se doutait bien que ceux qui n’avaient pas acheté jusqu’ici l’allaient pas s’y mettre pour cet ultime numéro. Mais, aïe, l’indifférence semble s’étendre aux auteurs qui sonnent la cloche de fin sans grande classe ou émotion. Fallait-il vraiment ce genre de pirouette avant de baisser le rideau ?

Defenders #12 [Marvel Comics] Scénario de Matt Fraction
Dessins de Mirco Pierfederici
Sorti aux USA le mercredi 7 novembre 2012

Il faut absolument arrêter le Death Celestial. Sinon ce serait la fin des temps. Après avoir découvert que l’univers Marvel est une sorte de valve de sécurité pour résister à la menace, que sa population super-héroïque a été construite pour ça, Doctor Strange découvre aussi qu’il ne fallait pas jouer avec les machines cosmiques, que ce sont elles qui tenaient à distance le Death Celestial. Ah bon, pas les super-héros finalement ? En fait dans ce dernier épisode les choses sont incroyablement confuses et manquent de l’humour dont Matt Fraction avait fait preuve ces derniers mois (un bon exemple : l’absence totale de « bullpen notes » en bas de page cette fois-ci). En un sens on peut comprendre qu’il lui faut nettoyer le plateau et tenter de limiter la casse dans le peu de pages qui lui restent pour construire une conclusion. Peut-être était-il obligé de faire les moins mauvais choix à défaut d’avoir le temps pour faire les meileurs. Mais même en lui cherchant des circonstances atténuantes, ca ne passe pas. Cette fin retombe comme un soufflé…

Il faut dire que Mirco Pierfederici n’est pas à la hauteur des artistes qui l’ont précédé sur le titre. Là aussi gardons-nous d’accabler l’artiste car certaines finitions m’ont l’air un peu rapide et je serais curieux de savoir si Pierfederici n’a pas été obligé de travailler avec des délais de malades. Il n’empêche. Tout au long de la série Defenders, nous avont été assez supporter de l’idée, du casting, du scénario… mais la pirouette finale, qu’il est difficile de spoiler ici, tend à enlever toute utilité à la série. A quoi auront servis les douze épisodes des Defenders ? A rien, semble nous dire les auteurs. On espérait un bouquet final, quelque chose qui ferait que, même si le public était passé à côté, cette mouture des Defenders pourrait devenir culte, être redécouverte par la suite. Le genre de chose qu’on conseille des années plus tard. Cette fin baclée en forme de prise de pied dans le tapis nous en dissuadera. Dommage !

[Xavier Fournier]