Avant-Première VO: Review Convergence - Speed Force #1[FRENCH] Cette semaine DC Comics ramène les héros dont elle ne voulait plus après Flashpoint. Wally West, celui qui fut le Flash en poste du milieu des années 80 jusqu’à Final Crisis, fait partie des revenants… Et cet épisode sent le naturel. Des retrouvailles avec trois personnages qui existent par eux-mêmes, sans se soucier de satisfaire une tendance ou de suivre une série TV.

Convergence - Speed Force #1Convergence – Speed Force #1 [DC Comics] Scénario de Tony Bedard
Dessins de Tom Grummett
Parution aux USA le mercredi 8 avril 2015

Le sentiment général qui se dégage de la lecture des titres DC Com… pardon « Convergence » de la semaine, c’est un effet « welcome back… (insérez un nom ici) ». Et voici donc, parmi les retours de personnages auxquels DC a choisi de tourner le dos depuis presque quatre ans, celui de Wally West et de ses deux rejetons, piégés dans un des dômes du monde de Brainiac pendant une année. Dans leur cas, l’explication est assez simple : la famille West (enfin sans compter Linda) s’est retrouvée coupée de la Speedforce et donc incapable d’intervenir. Quand la barrière est levée, Wally et sa marmaille sont donc parfaitement indiqués pour explorer les contours de ce monde.

On aurait, bien sûr, préféré que l’histoire soit servie par des gens un peu plus associés à la carrière de Barry. Pas Geoff Johns ou Mark Waid, pour des raisons de disponibilités. Mais un Convergence – Speedforce par écrit et dessiné par Scott Kolins aurait fait son petit effet. En lieu et place, Tony Bedard et Tom Grummett sont loin d’être déshonorants. Il leur faut faire avec le cahier des charges, expliquer l’enlèvement et la libération (un processus qui risque d’être répétitif si l’on se le prend sur les deux tiers des séries comme il semble que ce soit le cas cette semaine). Mais il y a un réel plaisir à retrouver le vrai Wally West et une partie de son contexte. Même si c’est légèrement esquissé, on en profite aussi pour renouer avec un héros qui n’est pas issu du moule de jeunisme ambiant de ces quatre dernières années. Voici un père qui doit s’occuper de sa petite famille. Oui ! Un héros en âge d’avoir des enfants ! Dingue, non ? La lecture est donc largement sympathique si on est un lecteur moyennement ancien de DC (c’est quand même celui qui fut Flash pendant un quart de siècle et qui l’était il n’y a pas si longtemps). Là où cela blesse, par contre, c’est que l’on parle de miniséries en deux épisodes. Et avec une moitié du premier passée à expliquer la disparition et le deuxième qui semble se profiler comme un « fight » avec les ressortissants d’une autre Terre, j’ai peur que les chances soient « bonnes » que l’on en sorte au final assez frusté, là où il faudrait sans doute quatre épisodes pour que les auteurs puissent véritablement raconter des choses. Et encore c’est sans préjuger de la conclusion de Convergence. On verra le mois prochain. Cette fois-ci, en tout cas, ce sentiment de « Welcome Back », cette impression qu’on n’a pas vraiment lu Flash depuis des années, l’emporte largement sur le reste.

[Xavier Fournier]