[FRENCH] Mulberry (mercenaire de l’espace au visage qui ressemble, forcément, à celui de son co-créateur Samuel L. Jackson) est toujours coincé dans une bourgade qui a tout d’un O.K. Corral cosmique. Pire, plusieurs factions veulent sa peau et, en prime, la coûteuse armure qu’il porte. Autant dire que le héros est au centre d’un panier de crabes.

Cold Space #3 [Boom] Scénario de Samuel L. Jackson et Eric Calderon
Dessins de Jeremy Rock
Sortie aux USA le mercredi 8 juillet 2010

Avec la mort du caïd local dans le précédent numéro, c’est tout le rapport de force du secteur qui se trouve changé. Sauf que Mulberry n’est pas au courant et que son plan prend, du coup, du plomb dans l’aile. Ce numéro contient ce qu’il faut de revirements et de « plans simples » qui, forcément, ne vont pas (du tout) se passer comme prévu. La narration est du coup assez cinématographique en un sens, peut-être contrée un peu par le style du dessinateur Jeremy Rock (qui, en termes de postures me fait un peu penser à du Don Kramer light), lequel véhicule assez peu de sensation de mouvement. Encore que du coup il y a quand même une ambiance assez particulière qui se distingue et qui permet d’instaurer un ton propre à Cold Space, par rapport aux autres « space adventures » que publie Boom!

Peut-être que les superbes couvertures de Jeffrey Spokes sont en fait de « faux amis ». Quand on voit le portrait qu’il fait de Mulberry/Samuel L. Jackson et de la superbe créature qui l’accompagne, on est forcément un peu décontenancé quand on passe aux pages intérieures. Non pas que le travail de Rock soit déshonorant (ou déshonoré) mais simplement la couverture et les pages évoquent deux écoles visuelles différentes et, forcément, ça surprend un peu (la même minette, dessinée par Jeremy Rock, est plus commune que la créature à mi-chemin entre du Adam Hughes et du Stéphane Roux qu’on voit à l’extérieur). Reste que la chorégraphie des événements reste intéressante, même si on sent bien qu’ici il s’agit surtout de mettre en image un « pitch » pour un projet potentiel de film.

[Xavier Fournier]