[FRENCH] La vie ne vous fait pas de cadeau. C’est le thème général qu’on pourra retenir de ce troisième Brightest Day dans lequel la vie de plusieurs des héros prend un virage vers un contexte de plus en plus morbide. Même l’ex-Deadman n’est pas épargné. Enfin… à supposer qu’il arrive à survivre à sa confrontation avec l’Anti-Monitor…

Brightest Day #3 [DC Comics] Scénario par Geoff Johns et Peter Tomasi
Dessins d’Ardian Syaf, Ivan Reis & Joe Prado
Sortie aux USA le 2 juin 2010

Non, dans la vie rien ne tombe tout cuit et si Deadman pouvait s’imaginer privilégié ces dernières semaines, seul personnage détenteur d’une bague blanche et capable, du coup, de continuer de surveiller les autres protagonistes tout en restant immatériel, voici l’épisode du réveil. Non, il n’est pas destiné à passer la saga à jouer les « témoins invisibles » et l’anneau blanc utilise la manière forte pour le lui démontrer. A moins que ce ne soit pas tant un message que ça et que l’entité dans la bague soit vraiment sans pitié, prête à sacrifier tous les pions qui n’iraient pas dans le sens désiré ? C’est avant tout l’occasion de faire entrer l’Anti-Monitor (le treizième ressuscité) dans l’histoire et d’insister sur les ramifications cosmiques du récit. Globalement, les héros montrés sont quand même loin d’avoir de « happy days » (et de plus on sent que ce n’est pas parti pour s’arranger). Rien ne leur est épargné et on compatis en particulier avec le sort des deux moitiés de Firestorm, qui sont les premières à en souffrir, là où pour l’instant les autres (Martian Manhunter, Hawkman & Hawkgirl, Aquaman…) ne font guère qu’enquêter sur les mystères qui les entourent. Cadavres et serial-killers sont au rendez-vous.

J’ai particulièrement apprécié la scène avec Aquaman qui définit bien la problématique de ses relations avec Atlantis, le côté « Tu est notre roi seulement quand on a besoin de toi » et cette discussion semble établir que cette fois la situation va évoluer dans un sens différent. Et Ivan Reis (qui co-dessine l’épisode avec Syaf et Prado) illustre un Aquaman qui fait qu’on aurait bien envie de voir le héros dans un spécial ou une mini mis en image de la même manière. Arrivé à trois épisodes de Brightest Day (Quatre, techniquement, puisqu’il y a eu un numéro zéro) reste quand même que certains personnages « brillent » par leur absence. On sait que le Reverse-Flash, Captain Boomerang et Hawk sont par ailleurs utilisés dans d’autres séries mais pour l’instant l’histoire s’intéresse peu à leur rôle. Les voir évoqué ici par la lumière blanche fait qu’on se demande un peu quand ils vont reprendre de l’importance. Mais sinon la série reste égale à elle-mème et fidèle à ses promesses.

[Xavier Fournier]