[FRENCH] Pour Aquaman, c’est la guerre. Et dans une guerre on a besoin de tous les combattants possibles. Du coup le nouveau Aqualad est officialisé et recruté sans que l’intéressé ait vraiment son mot à dire. Mais c’est sans doute ce contraste qui donne à la scène son intérêt, là où l’intrigue de Firestorm, même si elle concerne tout l’univers, peine à éveiller la même émotion.

Brightest Day #16 [Marvel Comics] Scénario de Geoff Johns & Peter Tomasi
Dessins de Ivan Reis, Pat Gleason, Ardian Syaf, Scott Clark & Joe Prado
Sortie aux USA le mercredi 15 décembre 2010

Fuyard depuis quelques numéros, le nouveau Aqualad n’était que la victime collatérale des événements. Dans ce numéro, cependant, Aquaman pousse le jeune héros à assumer son héritage et à entrer réellement dans la danse.. ou plutot dans la guerre. Même si j’aurais sans doute apprécié qu’Aquaman marque un peu plus le coup (après tout il a perdu son bébé et deux sidekicks en comptant les premières versions d’Aqualad et Aquagirl) et soit un peu moins prompt à pousser quelqu’un dans ce rôle, le ton sombre du héros convient tout à fait. Il y a quelque chose de Batmanien dans la relation qui s’instaure entre le héros adulte et le jeune débutant, sans pour autant qu’on tombe vraiment dans une relation d’admiration ou de dépendance. Il est clair que l’univers d’Aquaman est celui qui sort le plus revitalisé des 16 premiers épisodes de Brightest Day…

Par comparaison, il est difficile d’en dire autant de Firestorm. En particulier pour des questions qui touchent au rythme de la série. Deathstorm a mis la main sur la batterie blanche voici déjà quelques épisodes et se vente d’avoir à la livrer à quelqu’un mais on ne peut pas dire qu’il se presse de faire quelque chose de vraiment menaçant, trop occupé à torturer ses deux prisonniers. Si je me demandais ce que faisait Deathstorm dans cette série au début, tant il fait 90’s, je comprends à la réflexion que Johns et Tomasi s’efforcent d’en donner un peu à tout le monde et que ce segment a pour but d’offrir autre chose que des revivals du Silver Age. Mais il manque quand même un peu d’émotion au niveau de Firestorm, ce qui fait que quand la fin vient, avec peut-être des proportions cosmiques, on peine à trouver la même résonnance, la même force, que la scène d’intronisation d’Aqualad, beaucoup plus vivante et qui marquera sans doute l’évolution du personnage.

[Xavier Fournier]