[FRENCH] Dernier gros lancement de l’année en matière de comics, David Finch révèle cette semaine le premier numéro de son Batman: The Dark Knight. Mais la nouvelle série ne lorgne pas tant qu’on pourrait s’y attendre sur les événements de Batman Inc. Au contraire l’ambiance rappelle un autre run célèbre du héros de Gotham.

Batman: The Dark Knight #1 [DC Comics] Scénario de David Finch
Dessin de David Finch
Sortie aux USA le mercredi 28 décembre 2010

Parfois la vie de Bruce Wayne fait un peu penser à celle de Mike Hammer, dans le sens où les deux personnages ont toujours plein d’amis d’enfance dont on n’avait jamais entendu parler avant et qu’il faut sauver ou venger. Le premier amour de Bruce a disparu et Batman se lance à sa recherche, remuant les bas-fonds de Gotham en commençant par… Killer Croc, dans une ambiance de pluie nocturne. Même si David Finch et Jim Lee ont des particularités graphiques qui font qu’on ne peut pas confondre leurs productions, au bout de quelques pages le doute n’est pas permis. Finch canalise ici un certain nombre d’ambiances empruntées à Hush (et le fait que l’encreur de Batman: The Dark Knight, Scott Williams, n’est autre que celui de Lee sur Hush renforce l’impression).

Comme dans Hush, voici donc une relation d’enfance de Bruce (si ce n’est que cette fois c’est fille), un combat d’ouverture lié à Killer Croc et assez rapidement il apparait qu’il y a un piège, une machination, avec quelqu’un qui connait assez bien les secrets de Batman pour pirater la Batmobile. Après, il ne faudrait pas non plus s’arrêter à un constat genre « c’est le Hush de Finch » car visiblement il y a d’autres influences, notamment le Batman et le Pingouin de Burton. Mais globalement je pense que cette série (ou en tout cas cet arc) s’adresse au public qui aimait bien le passage de Loeb et de Lee sur Batman, tout en proposant sans doute une alternative aux lecteurs qui se perdraient dans les références parfois obscures de Morrison. On ne pourra donc très certainement pas reprocher à Batman: The Dark Knight de ne pas établir rapidement le ton de la série. Qui plus est Finch est bien sur en forme au dessin. Tout au plus ce que je reprocherais à ce premier épisode tient surtout au cliffhanger, pas assez dramatique à mon goût (Batman a du se tirer 15000 fois de ce genre de situation). Malgré cette fin qui tombe un peu à plat, l’ensemble reste efficace…

[Xavier Fournier]