[FRENCH] Un fanatique fait le siège de Gotham pour se venger de Batman. Ses troupes ravagent les rues tandis que le leader déverse des slogans et promet la destruction de Gotham. La seconde partie de Dark Knight Rises ? Non. Mais dans Batman and Robin #12, Terminus suit finalement une logique très similaire…

Batman and Robin #12 [DC Comics] Scénario de Peter Tomasi
Dessins de Patrick Gleason
Sorti aux USA le mercredi 8 août 2012

Voilà un comic-book qui fait mouche et au bon moment. Terminus, nouvel adversaire de Batman, est un colosse (de quoi faire passer Bane pour un nain) sur le point de détruire Gotham City, dans des conditions qui, bien qu’elles ne soient pas totalement identiques, font singulièrement penser à la structure de Dark Knight Rises (et plus on approche de la fin, plus c’est le cas). Non pas que je pense que Tomasi ait « pompé » dans le scénario du film (DC/Warner aurait autrement marketé ce numéro). Mais on peut parler d’une synchronicité qui démontre bien à quel point une bonne partie du film était construite sur des racines comics. L’effet produit est sidérant. Et globalement ce douzième épisode de la série Batman dont on ne parle pas assez atteint son but. On regrettera juste un peu que (comme dans la « Court of the Owls » dans la série soeur de Snyder) on ait encore ce besoin de voir de la bat-armure un peu partout. Et surtout que ce ne soit pas la même, ce qui fait qu’on finit par se dire que Baman a des exo-squelettes un peu planqués partout et que ça risque de devenir du Deus Ex Machina un peu facile si on tire trop sur la corde.

Mais l’arc qui s’achève n’est pas qu’une histoire sur Batman (sinon le titre ne serait pas mérité). Il s’agit bien, aussi, de Robin. Et pas seulement de Damian Wayne puisqu’il lui faut finir sa tournée de ceux qui ont porté le costume avant lui. Et là la confrontatioN… on ne va pas vous la spoiler mais elle est élégante et les rapports entre Robin(s) prennent soudainement de la hauteur en une scène pourtant courte. Tout comme Peter Tomasi, le dessinateur Patrick Gleason fait feu de tout bois (belle photo de groupe des Robins, par exemple), faisant de ce numéro un comic-book qu’on n’a pas l’impression de « griller » en trois minutes. Efficace et percutant. Le tout devrait de plus fournir un excellent TPB.

[Xavier Fournier]