Avant-Première VO: Review Batgirl And The Birds of Prey - Rebirth #1[FRENCH] Barbara Gordon découvre qu’Oracle opère à nouveau… Problème : Oracle c’est elle. Ou en tout cas elle l’a été longtemps. Face à cette imposture, Batgirl n’a d’autre choix que « reformer le gang ». Avec Black Canary et Huntress, voici que les Birds of Prey reprennent du service et, comme pour de nombreux autres spéciaux « Rebirth », se réapproprient une partie de leur passé et de leur alchimie classique.

Batgirl And The Birds of Prey – Rebirth #1 [DC Comics]Avant-Première VO: Review Batgirl And The Birds of Prey - Rebirth #1
Scénario de Julie Benson & Shawna Benson
Dessins de Claire Roe
Parution aux USA le mercredi 20 juillet 2016

Depuis le reboot de 2011, le passage « Oracle » de Barbara Gordon avait clairement été minimisé, pour mieux nous servir la guérison de Batgirl. On savait qu’elle avait été quelques temps Oracle, mais visiblement pas avec la même ampleur que l’on pouvait lui connaître dans l’univers antérieur. Toute une première partie de ce numéro a pour but de faire le point. Julie Benson et Shawna Benson tracent une ligne qui va des débuts de Barbara en tant que Batgirl jusqu’à l’ère actuelle, en prenant le temps de s’arrêter sur Killing Joke et ses retombées, en racontant clairement comment Oracle est devenu l’aide en ligne de Gotham et de Black Canary. Pas possible de réinjecter d’office Huntress dans ce passé, l’héroïne opérant chez DC depuis 2011 étant partie sur Earth 2. Mais les deux scénaristes ne perdent pas de temps à récupérer Helena Bertinelli, le « double » d’Helena Wayne sur cette Terre, devenue une autre Huntress ces dernières semaines. Et dès que ces trois-là se croisent à nouveau, c’est « bingo ». La chose qui se rapprochent le plus de cet effet, c’est le récent Green Arrow – Rebirth, dans lequel Oliver et Dinah sentaient instinctivement qu’ils devaient être ensemble. Ici, Barbara et Black Canary se connaissent de la première période des Birds of Prey mais même si, dans les faits, Helena est une « bleue » dans l’équation, la synergie des trois est immédiate. On retrouve une ambiance qui régnait au début du run de Gail Simone.

« One night I had an epiphany. There were other ways to fight. »

Le dessin de Claire Roe est très inégal. Je pense en particulier à cette scène d’ouverture où Batgirl saute sur un toit et où elle semble désarticulée, comme si son corps était fait de chiffon. A d’autres endroits, l’artiste maîtrise beaucoup mieux les personnages (en particulier dans les scènes de « vie civile ». Au passage, Barbara retrouve aussi un peu son âge et fait un peu plus mature que lors de la récente période « Batgirl of Burnside » (sans, au-delà de l’aspect physique, être incompatible avec cette dernière). Batgirl And The Birds of Prey nous ramène cependant d’emblée ce qui manquait aux BoP produites depuis 2011, où il y avait bien une bande de filles… mais sans que les liens suivent réellement, sans que l’on ait de l’empathie pour elles. Batgirl, elle, regarde l’ensemble (ou presque) de son histoire personnelle. En lui rendant la vraie dimension de ses épreuves et les circonstances qui ont fait qu’elle continue à sauver les autres même quand elle était dans une chaise roulante, le scénario nous redonne potentiellement à toutes les facettes du personnage. Rester à voir ce que Julie Benson & Shawna Benson ont réservé dans leur manche, qui est le nouveau ou la nouvelle Oracle, si c’est un adversaire ou, peut-être, une sorte de personnage de remplacement qui, à l’image d’Helena/Huntress, serait un moyen de nous offrir le meilleur des mondes, où il y aurait de la place pour Batgirl et Oracle.

[Xavier Fournier]