Avant-Première VO: Review Avengers Standoff - Welcome To Pleasant Hill #1[FRENCH] S’il faut se méfier des miniséries qui sont des préambules à de vrais évènements (Standoff ayant été présenté un peu comme un marchepied à Civil War II), Nick Spencer et Mark Bagley prennent comme point de départ le Winter Soldier pour nous donner la version super-héroïque du « Prisonnier ». Une fois arrivé au « Village », il est difficile d’en repartir. Surtout lorsqu’on ne sait plus du tout qui on est…

Avengers Standoff - Welcome To Pleasant Hill #1Avengers Standoff – Welcome To Pleasant Hill #1 [Marvel Comics]
Scénario de Nick Spencer
Dessins de Mark Bagley
Parution aux USA le mercredi 17 février 2016

Le Winter Soldier s’introduit dans une installation secrète du SHIELD, trouvant des traces d’une mystérieuse jeune fille. Mais au SHIELD, on n’aime pas que les gens posent des questions. Et, de plus, ce n’est pas non plus comme si l’ex-Bucky avait un CV irréprochable. Il est donc rapidement neutralisé… avant qu’un jeune homme amnésique ne s’éveille au sein d’une communauté un peu trop « belle » pour être vraie. Suivent alors les tentatives infructueuses de l’inconnu pour s’échapper et/ou retrouver son identité, tandis que la même jeune fille continue d’apparaître. Nick Spencer se débrouille bien, en général, avec les situations paranos, les histoires de conspiration… Et cette fois ne déroge pas à la règle, avec son protagoniste central qui se retrouve un peu dans la peau du « Numéro 6 ».

« Maybe illusion isn’t the right word. But it’s definitively all a lie. »

Je n’attendais vraiment pas grand-chose de ce numéro mais, s’il est vrai que l’on voir venir un ou deux détails (l’identité du maire, please… c’est téléphoné) on se dirige sans le réaliser vers une conclusion qui est logique et bien vue. En cours de chemin, par contre, on a le temps d’envisager plein de choses et de changer d’avis une ou deux fois sur la situation exacte et ses débouchés. D’ailleurs c’est sans doute pour mieux tromper son monde que Spencer a posé quelques trucs évidents comme le rôle de Maria Hill, histoire que l’on n’aille pas chercher ailleurs. Le prolifique Mark Bagley a été réquisitionné pour les dessins et c’est une très bonne idée, dans le cas présent, surtout qu’il se prête carrément à certains rebondissements. A partir de là, une fois arrivé à la dernière scène de l’épisode, on se doute un peu de la direction générale qui va être prise mais les auteurs nous promettent sans doute quelques renversements de plus. Une bonne surprise.

[Xavier Fournier]