[FRENCH] Le grand patron du Zodiac est là et c’est… Thanos. Pour parler le vocabulaire des jeux vidéos, c’est un véritable « boss de niveau » qui fait son apparition et qui est bien de taille à tenir tête aux Avengers… Et au passage à détruire la Terre s’il le faut. Iron Man, Captain America et le reste des héros ne rigolent pas du tout…

Avengers Assemble #4 [Marvel Comics] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Mark Bagley
Sorti aux USA le mercredi 13 mai 2012

Thanos est de la fête. C’était la grosse révèlation de l’épisode précédent, minutée au bon moment pour profiter des retombées du film Avengers. Les Vengeurs contre le Titan fou, l’affiche avait de quoi captiver. En définitive cependant le combat central est escamoté. On passe d’abord par une phase de présentation : Allez savoir pourquoi, Thor semble convaincu qu’il lui faut se présenter à Thanos comme si c’était la première fois qu’il le recontrait. Puis Iron Man décide de rejouer les débuts d’Avengers vs. X-Men : Désormais quand il rencontre une menace cosmique, il semble que ce cher Tony Stark doive absolument contacter Barack Obama. Si peu de temps après la scène de briefing liée au Phoenix, la chose fait redite. Ces passages seraient anecdotiques si le choc avec Thanos était frontal. Mais à ce stade Bendis joue l’esquive et préfère garder plus tard le vrai combat. Ce qui fait d’ailleurs que si l’idée est de présenter Thanos à de nouveaux lecteurs, je ne suis pas certain que l’objectif soit atteint, vu le peu d’informations données…

A ce stade, après le combat dans l’Heliporteur et l’intervention de Thanos, on a bien compris que Bendis cherche des passerelles avec le publc du film Avengers. S’il fallait une autre preuve, la scène où Black Widow se montre comme la spécialiste des « interros » fait elle aussi écho au grand écran. Le numéro est poussif et moins soutenu que je l’espérais. Il se termine néanmoins par l’évocation d’un regain d’activité pour le coin cosmique de Marvel. Et ça, c’est plutôt bien. Reste à savoir pour quelle longueur d’arc Bendis est parti. Car si c’est une saga en six épisodes (longueur désormais classique) nous ne sommes plus qu’à deux numéros de la fin. Il ne faudrait pas bacler…

[Xavier Fournier]