[FRENCH] A cause d’une rupture de l’espace-temps, des êtres venus d’autres époques menacent New York. Concernés au premier chef, les Avengers comptent bien contre-attaquer via un petit voyage temporel. Mais avant tout ils doivent se débarrasser d’Apocalypse et de ses Horsemen, ce qui est plus facile à écrire qu’à faire…

Avengers #3 [Marvel] Scénario de: Brian Michael Bendis
Dessins de: John Romita Jr.
Sorti aux USA le mercredi 21 juillet 2010

A la fin d’Avengers #2 Apocalypse suivi de quatre Horsemen improbables (Scarlet Witch, Red Hulk, Wolverine et Spider-Man) se présentaient à l’extérieur du Q.G. de l’équipe pour en découdre. A partir de là, personne ne sera étonné qu’une bonne partie de ce numéro soit consacré à du « gros fight », profitant de la puissance des crayonnés assez carrés de John Romita Jr. Je dois avouer que deux choses m’ont un peu gêné dans la lecture de cette aventure. D’abord (et c’est ressassé sur plusieurs pages) le fait qu’en voyant le seul Apocalypse les Avengers en déduisent qu’il y a un problème temporel. Pourquoi ne s’agirait-il pas du Apocalypse « normal » ? Instinctivement les héros semblent faire la différence, en ce concentrant sur la présence d’Apo sans prêter une réelle attention aux versions alternatives de ses Horsemen (voir d’autres Wolverine ou Spider-Man ne leur met pas la puce à l’oreille ?).

Autre écueile fait qu’au final la problématique posée aux Vengeurs est quand même assez proche de celle des Guardians of Galaxy ces derniers années et que ca fait quand même beaucoup d’anomalies « alternatives » qui se promènent dans un seul et même univers. Mais globalement Avengers, (re)devenue la série principale de la licence, reste quand même l’endroit où des pointures comme Thor et Iron Man se lâchent. L’action tient donc le haut du pavé et sans doute ne sommes nous pas supposés trop nous questionner. C’est l’équivalent du film « popcorn » et comme, en gros, c’était la donne de départ, on peut dire qu’on est trompé sur la marchandise. Conforme à la promesse, donc… Bien aimé quelques traits liés aux dialogues de Noh-Varr et son intégration dans l’équipe (mais par contre étonné de voir qu’aucun des persos de la couverture normale ne figurent à l’intérieur) ainsi que quelques caméos (le lézard rouge et le guerrier rebelle, par exemple) sympathiques. Après il est certain que l’avis dépend de ce qu’on en attend et que le titre n’est pas axé vers l’introspection…

[Xavier Fournier]