[FRENCH] Brand New Day s’est terminé et voici Spider-Man à l’ère Big Time… qui ressemble quand même furieusement à ce qu’on a pu voir ces derniers mois dans la série. Dan Slott et Humberto Ramos aux commandes, cela donne néanmoins un combo agréable à lire et solidement ancré dans le contexte de l’univers Marvel…

Avant-Première VO: Review Amazing Spider-Man #648 [Marvel Comics] Scénario de Dan Slott
Dessins de Humberto Ramos
Sortie aux USA le mercredi 10 novembre 2010

Après plus d’une centaine d’épisodes, la phase précédente de Spider-Man est supposée faire partie du passé. Ne cherchez cependant pas ici une rupture fondamentale, partant du principe que Dan Slott faisait partie du Spider-collectif de scénaristes de Brand New Day. Rupture ? Non. Par contre on sent bien les marottes de Dan Slott qui reprennent le dessus avec un brassage de personnages digne de ce que le scénariste nous avait déjà fait sur Avengers: The Initiative. Il y a donc du guest-star à gogo, avec les Vengeurs qui aident Peter à lutter contre Doctor Octopus et même les Fantastic Four qui font une petite apparition. Je ne sais pas, par contre, si je suis très friand de certaines vannes un peu forcées (le moment où Spider-Man et Spider-Woman parlent des Tacos) ou de certains messages envoyés avec de gros (très gros) sabots, en particulier en ce qui concerne le sort actuel de Mary-Jane dans la série.

Non, on a beau changer le label Brand New Day pour coller un macaron « Big Time », les choses se font dans la continuité, avec un casting de bad guys qui semble issu de « The Gauntlet ». Ce qui dans l’absolu n’est pas étonnant puisqu’il s’agit d’ennemis traditionnels de Spider-Man mais leurs relation sont clairement dictées par les événements des numéros précédents. J’aurais pu vivre, par contre, sans le personnage qui montre le bout de son nez dans les dernières pages, sachant que tout ça me donne l’impression en fait d’être revenu un peu au début de Brand New Day (le dit personnage remplaçant au pied levé Menace). Tout ça, cependant, n’est pas désagréable à lire. Et le rôle du dessinateur Humberto Ramos (en grande forme) n’est pas à sous-estimer dans cette formule. Mais il est clair que le tout repose sur les deux auteurs et que parler d’une nouvelle direction serait abuser à ce stade. Ou alors il faudrait limiter l’idée de nouvelle direction à « nouveau job pour le héros », ce qui à ce stade parait un poil abusif. N’empêche que c’est sympa. On verra à l’usure ce que ça donne…

[Xavier Fournier]